Le groupe danois le plus populaire de tous les temps est de retour. Huit ans après s'être sépare, et douze ans après le succès mondial du titre "Barbie Girl", Aqua a récemment dévoilé un nouveau single. Baptisé "Back to the 80s", le titre est l'un des trois inédits qui sera présent sur le deuxième "Greatest Hits" du groupe, qui sortira en Suède et au Danemark lundi 15 juin.
Comme son nom l'indique, "Back to the 80s" est un hommage à la culture pop des années 80, avec des références allant de David Hasselhoff dans K-2000 à Mister T. La production met l'accent sur les synthés rétro, tandis que la mélodie sera familière pour nombre de fans du groupe.
Mis en vente début juin sur les plate-formes de téléchargement légal au Danemark, le titre s'est classé directement numéro un, et a atteint la huitième place du classement norvégien. Quant au clip, il est loin des précédents du groupe, où les moyens étaient plus conséquents, mais selon certaines sources, il ne pourrait s'agir que d'une première version, et un nouveau clip beaucoup plus travaillé pourrait prochainement voir le jour.
Les députés allemands du Bundestag ont donné leur feu vert pour la construction d'un pont routier et ferroviaire géant reliant l'Allemagne au Danemark sur le détroit de Fehmarn, en mer Baltique.
Ce projet, approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi, est critiqué par les associations écologistes, qui s'inquiètent notamment de l'impact du chantier sur l'écosystème du détroit de Fehmarn.
Le traité entre les deux pays prévoyant la construction du pont ne sera formellement ratifié qu'après un vote du Bundesrat, la deuxième chambre du Parlement, début juillet. Le Parlement danois l'a ratifié en mars.
Il s'agit du plus grand chantier ferroviaire et routier jamais entrepris en Europe du Nord, et de l'un des plus importants projets actuels d'infrastructure sur le continent européen.
L'ouvrage d'environ 19 km, entre Roedbyhavn (150 km au sud de Copenhague) et Puttgarten (nord de l'Allemagne), doit coûter environ 5,6 milliards d'euros, dont 4,4 milliards à la charge du Danemark.
Le nouveau pont permettra de relier la capitale danoise, sur l'île de Seeland, au nord de l'Allemagne en évitant un détour par la partie continentale du pays nordique, à l'ouest. Financé par les utilisateurs à l'aide d'un péage, sa mise en service est prévue pour 2018.
Deux autres ponts, respectivement de 16 et 20 km de long, l'un au-dessus du détroit du Sund, entre le Danemark et la Suède, l'autre entre les deux principales îles danoises, la Fionie et le Seeland, sont déjà en fonction, améliorant considérablement le trafic routier et ferroviaire entre la Scandinavie et le reste de l'Europe.
Samsoe, petite île danoise au paysage vallonné, parsemée de villages aux maisons à colombages, entourées de champs de pommes de terre, de fraises, de colza et d'éoliennes, attire des pèlerins venus du monde entier pour étudier sa "révolution verte".
Cette île, au milieu du Kattegat, un bras de mer entre la Baltique et la mer du Nord, est devenue la vitrine de l'énergie renouvelable au Danemark, pays hôte en décembre d'un sommet mondial sur le climat.
Grâce à l'engagement résolu de ses habitants, elle a réduit de 140% ses émissions de CO2, de 11 tonnes par habitant et par an en 1997 à moins de 3,7 tonnes aujourd'hui.
Bettina Kjaer jette un coup d'oeil par la fenêtre pour voir si son éolienne tourne afin de pouvoir mettre en marche sa machine à laver.
Cette mère de famille de 28 ans n'est pas "une écolo fanatique", assure-t-elle, mais une citoyenne "économe, soucieuse de préserver l'environnement".
Sortant les provisions de sa voiture électrique, elle se dit "fière de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique" dans sa maison à Noerreskifte où l'électricité, l'eau chaude et le chauffage sont fournis par le vent, le soleil et les copeaux de bois.
La famille Kjaer n'est pas une exception dans cette île de 26 km de long sur 7 de large, désignée en 1997 par le gouvernement "île de l'énergie durable", et qui a réussi son pari grâce à l'engagement de la plupart de ses 4.100 habitants.
Brian, le mari électricien de Bettina, fut l'un des premiers à croire en ce projet généralement accueilli sur l'île avec scepticisme.
"Il fallait montrer la voie", dit-il. Alors il a changé sa chaudière à mazout en poêle à bois, installé une éolienne dans son jardin, qui lui permet d'économiser "dix tonnes de copeaux de bois par an pour le chauffage et de vendre les quelque 24.000 kilowatt-heure d'électricité en excédent".
A quelques kilomètres de là, le fermier Joergen Tranberg qui élève 150 vaches laitières se dit l'écolo le plus "convaincu" de Samsoe.
Il a investi 19 millions de couronnes (2,5 millions d'euros) dans une éolienne à terre, sur ses champs, et dans la moitié d'une autre en mer. "Je le fais pour Mère Nature, mais parce que c'est aussi plus rentable que ce que je tire du lait de mes vaches", confie-t-il.
Ses éoliennes lui permettent de vendre pour 3,2 millions de couronnes (430.000 euros) d'électricité par an, dégageant un bénéfice "confortable" et "secret".
Municipalité en tête, la majorité des habitants ont adhéré à ce mouvement vert, achetant "seuls ou en coopérative les onze éoliennes à terre et dix en mer" que compte l'île, se félicite Soeren Hermansen, cheville ouvrière de ce projet.
Nommé en 2008 "héros de l'environnement" par le magazine américain Time, il a bataillé depuis une décennie pour sa réussite, ouvrant une "Académie de l'énergie", un lieu d'exposition bâti comme une maison de vikings, Samsoe ayant été une de leurs places fortes.
Le succès de ce projet, dit-il "réside dans l'engagement de la population qui y a investi au total 425 millions de couronnes (57 millions d'euros) en énergie renouvelable et autres économies d'énergie".
Les éoliennes couvrent 100% des besoins électriques des insulaires et 75% des foyers sont chauffés par 4 centrales alimentées par l'énergie solaire et la paille.
Déjà, sur l'île on discute d'un projet de nouveau parc éolien en mer pour contribuer à l'objectif national de 50% de la consommation électrique tirée du vent contre 20% actuellement, constate Frank Mundt responsable de l'école de l'énergie.
Demeure un point noir dans cette oasis verte: les voitures dévoreuses d'énergie fossile. "Mais nous travaillons dur pour l'effacer", en espérant voir "dans un avenir proche", les automobiles rouler à l'hydrogène, au biodiésel et à l' électricité".
Le Danemark a officiellement demandé mardi l'autorisation de reprendre la chasse à la baleine à bosse au Groenland, lors de la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI), qui se tient sur l'île portugaise de Madère.
"Nous avançons une proposition pour un quota de dix baleines par an sur la période 2010-2012" à l'abri de la chasse aborigène de subsistance pratiquée au Groenland, territoire semi-autonome danois, a annoncé le Commissaire danois Ole Samsing en séance plénière.
"Nous voulons une réponse rapide à cette proposition", a ajouté le représentant du Danemark, qui propose en contrepartie de réduire ses captures de baleines de Minke de 200 à 178.
"En demandant un quota de 10 baleines à bosse, nous voulons revenir à une chasse multi-espèces et à l'équilibre de ressources dont disposait notre peuple avant 1987", a précisé la délégation danoise.
La chasse commerciale à la baleine à bosse, espèce très protégée, est interdite depuis 1966. Le Groenland a continué à capturer légalement ces grands cétacés connus pour leur chant et leurs plongeons jusqu'en 1987, lorsque l'interdiction a été étendue à la chasse aborigène de subsistance.
"Le comité scientifique de la CBI a déjà fait savoir que la population de baleines à bosse peut supporter la capture de dix baleines par an", avait indiqué à l'AFP, plus tôt dans la journée, le Commissaire du Portugal Jorge Palmeirim, qui préside la sous-commission pour la chasse de subsistance.
"Mais la question qui se pose est celle des besoins, et il n'est pas du tout clair qu'ils aient besoin d'augmenter leur quota", avait-il précisé.
Les organisations de défense de l'environnement s'opposent farouchement à une reprise de la chasse à la baleine à bosse, et contestent les arguments mis en avant par la délégation danoise.
"Dans l'ensemble, depuis 1991, le Groenland a capturé environ 77% des baleines que lui permettent ses quotas", a affirmé dans un communiqué la Société pour la conservation des baleines et des dauphins (WDCS), appelant les membres de la CBI à rejeter la demande danoise.
Le Groenland, qui a célébré dimanche 21 juin son nouveau statut d'autonomie élargie, aspire à l'indépendance du royaume du Danemark, mais les analystes s'interrogent sur la viabilité d'un tel Etat de l'Arctique, peuplé de 57.000 habitants vivant sur 2,2 millions de km2.
Le Groenland a célébré, dimanche 21 juin, son nouveau statut : une autonomie élargie qui va lui permettre de gérer ses ressources naturelles. La reine du Danemark Margrethe et son époux ont assisté aux cérémonies organisées par le gouvernement groenlandais.
Les sociaux-démocrates danois, dans l'opposition, arriveraient en tête des élections européennes au Danemark, avec 4 mandats, selon un sondage sortie des urnes.
Selon ce sondage, réalisé à la fermeture des bureaux de vote, auprès de 3.746 personnes ayant voté, et diffusé par la chaîne nationale TV2, le parti social-démocrate recule à 21,8% des suffrages et perd un mandat, par rapport au scrutin de 2004.
Les libéraux au pouvoir maintiennent leurs trois sièges et recueilleraient 20,8% et leurs alliés conservateurs de la coalition bipartite préservent leur unique mandat avec 12,4% selon cette enquête dont la marge d'erreur varie de plus ou moins 5%.
Le Parti du peuple danois (PPD, extrême droite), principal soutien parlementaire du gouvernement, gagne deux sièges avec 14,4% des suffrages, soit un de plus qu'aux dernières élections européennes.
Le Parti socialiste du peuple (opposition), avec 16,1% des voix, double ses mandats, remportant deux sièges et le Mouvement populaire anti-UE garde son unique siège de 2004 avec 6,9%.
Le Danemark dispose de 13 sièges au Parlement européen, un de moins qu'au dernier scrutin (en raison de l'élargissement).
Le prince consort Henrik de Danemark (francais d'origine) souhaite toujours être roi, réclamant l'égalité avec son épouse, la reine Margrethe, a-t-il laissé entendre dans le quotidien danois B.T de mardi, à la suite du référendum de dimanche sur la loi de succession au trône.
Les Danois ont dit "oui" à une large majorité (77,5%) à cette loi instaurant l'égalité entre princes et princesses pour l'accession au trône.
Refusant pour des raisons de non-ingérence de la famille royale dans les questions politiques, de commenter le résultat de ce référendum, le prince, a estimé cependant qu'il "devait y avoir une égalité entre les sexes".
"Il y a un homme, qui est marié avec une reine", a-t-il souligné en faisant allusion à sa situation, en ajoutant qu'il "campait" sur ses positions sur l'égalité, exprimées par le passé.
"J'espère que les hommes seront mis sur le même pied d'égalité que les femmes", a-t-il dit, révélant ainsi que sa place dans la Cour royale est encore un sujet sensible pour lui, note B.T.
Le prince, qui fête le 11 juin son soixante-quinzième anniversaire, a traversé une profonde crise en 2002, lorsqu'il s'était réfugié dans son château de Caix (sud-ouest de la France), se sentant rétrogradé au troisième rang après son fils, le prince héritier Frederik, en l'absence de la souveraine.
"Pendant des années j'étais numéro 2 au Danemark. C'est un rôle dont je suis satisfait. Mais je ne veux pas, après tant d'années, me voir rétrograder au troisième rang comme un accompagnateur quelconque" avait-il déclaré en janvier 2002 à B.T.
"Je tiens beaucoup au Danemark, mais pourquoi me sous-estimer et me décevoir tout le temps", s'était-il demandé.
Cette crise était survenue après que son fils Frederik eut pris la place de sa mère malade comme hôte d'une réception du Nouvel an 2002, organisée pour les ambassadeurs en poste au Danemark.
"Le Premier homme, c'est moi. Ce n'est pas mon fils. Pourquoi cela doit être si compliqué", avait-il affirmé, rappelant qu'"aux Etats-Unis il y a l'expression The First Lady . Pourquoi pas The First Man".