Hans Christian Andersen

 

Un départ difficile…

- 1805 : naissance de Hans Christian Andersen à Odense, au Danemark. Son père, cordonnier, a bien du mal à faire vivre sa famille.

- 1816 : mort du père d'Andersen, revenu en mauvaise santé des guerres napoléoniennes.

- 1818 : La troupe du Théâtre Royal de Copenhague est de passage à Odense. Andersen fait de la figuration pour un soir ; cette expérience est une révélation pour lui. Désormais, il rêve de consacrer sa vie au théâtre

-1819 : Andersen embarque pour Copenhague. Il parvient à obtenir plusieurs rôles au Théâtre Royal, mais se rend compte qu'il n'est pas très doué ; il choisit alors de se tourner vers l'écriture où il ne brille guère plus, gêné par son manque d'éducation. Heureusement, il fait la connaissance de Jonas Collin, homme politique et membre du conseil du Théâtre Royal, qui le prend sous sa protection et finance ses études.

- 1822 : Andersen entre au lycée ; malgré l'opportunité que représentent ces études inespérées, c'est une période sombre de sa vie ; plus âgé que les autres élèves, Andersen peine à suivre et se sent persécuté par le directeur.

 

Le début de la gloire…

  - 1828 : Andersen est reçu au baccalauréat

- 1829 : Andersen publie le Voyage à pied , texte à mi-chemin entre le récit de voyage traditionnel et le conte. En avril, une de ses pièces, Amour sur la tour Saint Nicolas , est jouée à Copenhague, au Théâtre Royal. Le public lui réserve un bon accueil. En novembre, il termine ses études.

- 1830 : Andersen publie son premier recueil de poèmes.

- 1831 : Andersen part deux mois en Allemagne. C'est le premier voyage d'une longue série.

- 1833 : Il obtient une bourse de voyage. Il se rend à nouveau en Allemagne, puis en France (où il rencontre Victor Hugo), en Suisse, en Italie (où il apprend le décès de sa mère).

- 1834 : Andersen poursuit son périple à travers l'Italie, pays qui le fascine et dont on retrouvera nombre de réminiscences dans son œuvre à venir. Il se rend en Autriche, en Allemagne et rentre au Danemark en août.

- 1835 : Il publie son premier roman, L'Improvisateur , inspiré de son voyage en Italie. Andersen jouit maintenant d'une grande notoriété. Cette même année, Andersen publie, sans y attacher grande importance, deux recueils de Contes racontés aux enfants.

- 1836 : Il publie son deuxième roman, O.T.

- 1837 : Andersen publie un nouveau recueil de contes ; la mention « racontés aux enfants » a disparue. Il voyage en Suède et publie son troisième roman, Rien qu'un violoneux .

 

La consécration…

  - 1838 : Andersen obtient une bourse royale annuelle qui le met définitivement à l'abri du besoin.

- 1839 : Succès très mitigé pour une de ses pièces. Il publie de nouveaux contes.

- 1840 : Gros succès pour sa pièce Le mulâtre. Andersen entreprend un nouveau voyage : Allemagne, Autriche et Italie. Andersen connaît une nouvelle histoire d'amour déçue.

- 1841 : D'Italie, Andersen gagne Malte, la Grèce, où il est reçu par le roi, et arrive à Constantinople en avril. Il rejoint Budapest, Vienne, l'Allemagne et rentre au Danemark.

- 1843 : Voyage en France où il rencontre Victor Hugo, Balzac, Alexandre Dumas, Lamartine.

- 1844 : Andersen est reçu par le roi du Danemark.

- 1845 : Un recueil de contes voit le jour. A Postdam, Andersen est décoré par le roi de Prusse.

- 1846  : Nouveau voyage en Allemagne, en France et en Suisse. Andersen est fait chevalier du Dannebrog, la plus importante des décorations danoises.

- 1847 : Andersen se rend en Angleterre où il rencontre Charles Dickens, pour lequel il a toujours eu la plus grande admiration. C'est une étape importante dans sa vie.

- 1848 : nouveau recueil de contes. Son roman Les deux baronnes paraît simultanément en danois et en anglais.

- 1849 : Voyage en Suède où il est reçu par le roi.

- 1851 : Andersen publie plusieurs poèmes d'inspiration patriotique. Malgré tous les honneurs dont il est l'objet, Andersen ne connaît toujours pas le bonheur d'avoir un foyer à soi.

 

Le conte de ma vie…

- 1855  : parution, à l'occasion des cinquante ans d'Andersen, de son autobiographie Le conte de ma vie , trop complaisante pour être honnête.

- 1857 : un roman, Etre ou ne pas être , est édité en danois et paraît aussitôt en anglais. Invité chez Dickens, il y séjourne un mois.

- 1859 – 1860 : trois recueils de contes sont édités.

- 1861 – 1862 : Andersen voyage en Allemagne, en Suisse, en France et en Espagne.

- 1866 : Andersen se rend jusqu'au Portugal où il est reçu par le roi Ferdinand.

- 1867 : Andersen visite l'exposition universelle de Paris qui lui inspire le conte «  La dryade », paru en 1868. En décembre, il devient citoyen d'honneur de sa ville natale.

- 1870 : son état de santé se dégrade. Il publie un roman, Peer la Chance .

- 1871 : Andersen se rend en Suède et pour la première fois de sa vie en Norvège.

- 1872 : En novembre, Andersen tombe sérieusement malade.

- 1873 : Le roi du Danemark vient rendre visite à Andersen, alité pour quelque temps. Une fois remis, Andersen entreprend son dernier voyage en Allemagne et en Suisse.

- 1875 : Andersen fait sa dernière apparition en public le 5 mai. Il meurt le 4 août.

 

Bibliographie

- Voyage à pied et Peer-la-chance , Les Belles Lettres, coll. « Classiques du Nord » 2005 :

Ce livre sera probablement une découverte pour beaucoup ; que sait-on en effet de l'œuvre romanesque d'Andersen ? Traduits pour la première fois en français, ces deux textes nous laissent entrevoir un autre aspect de H. C. Andersen et prouvent, s'il en était besoin, que des pans entier de son œuvre restent à découvrir. Leur espacement dans le temps permet également de mieux saisir l'évolution de l'auteur : Andersen n'a que 24 ans quand paraît Voyage à pied , tandis que Peer-la-chance est son dernier livre d'importance, paru cinq ans avant sa mort ; le premier contient en germe bon nombre des thèmes qui seront exploités dans les contes, tandis que dans le second, partiellement autobiographique, ressurgissent les épisodes bons ou mauvais de la vie de l'auteur.

- Les plus beaux contes d'Andersen , texte réunis par Albine Novarino, photos de Michel Maïofiss, Omnibus 2005 : Vingt-huit contes, connus ou moins connus, qui, associés aux photographies, nous invitent à une réflexion sur le sens profond des contes, au-delà de l'anecdote. Les photographies, délicates et touchantes pour certaines, surprenantes parfois, présentent une interprétation assez inattendue des contes.

- Contes & Histoires , Librairie Générale Française, coll. « La pochothèque » 2005 :

Parue à l'occasion du bicentenaire, cette édition contient l'ensemble des 156 contes, ce qui permettra peut-être au lecteur de découvrir certains contes moins connus. A l'époque où parurent les contes, on reprocha durement à Andersen son écriture, jugée trop proche de la langue parlée. La présente traduction, entièrement nouvelle, cherche à rendre le style si particulier à notre auteur en restant le plus fidèle possible au texte original.

- Le livre des oiseaux , Actes Sud, 2000 :

De tous les animaux qui peuplent les contes d'Andersen, les oiseaux occupent une place de choix. Cet ouvrage propose un univers chatoyant et poétique où les oiseaux illustrent tour à tour les légendes et les mythes occidentaux. Philosophiques ou fantastiques, empreints de poésie, ces textes donnent au lecteur, sous couvert d'un voyage du côté de l'enfance, l'occasion de découvrir un autre aspect des contes d'Andersen. 

- Le monde magique de Hans Christian Andersen, 1808-1875 : papiers collés, déchirés, découpés , Jacques Damase, 1990 : là encore, un aspect tout à fait méconnu de l'auteur ; ce livre nous permet enfin de découvrir les réalisations artistiques d'Andersen, à propos duquel Vincent Van Gogh écrivit qu'il avait « réellement le tempérament, le talent d'un plasticien ». Ses découpages, élégants et poétiques, fantaisistes parfois, offrent une multitude de motifs qui souvent repris au Danemark, surtout pour les décorations de Noël.

- Voyages en Suisse , Cabédita 2005

H. C. Andersen fut un voyageur passionné ; il entreprit une trentaine de voyages à travers l'Europe et resta en tout près de neuf ans hors de son pays natal : Allemagne, Suède, France, Espagne, Malte, Grèce, Hongrie…il serait long d'énumérer tous ses voyages qui le menèrent jusqu'en Turquie. Dans le journal qu'il tint toute sa vie, Andersen consigna ses impressions lors de ses nombreux voyages. On découvre dans cet ouvrage une Suisse inattendue, et l'on entrevoit Andersen sous un jour nouveau : pour un instant, l'écrivain cède le pas à l'homme.

- Livre d'images sans images , Esprit Ouvert 2005

Ce recueil présente 33 textes méconnus d'Andersen. Les « images » dont il est question, ce sont les 33 récits que, chaque soir, la lune fait au narrateur. S'ils font penser aux contes, ces textes n'en sont pas réellement : certains sont plutôt de simples scènes dans lesquelles l'atmosphère prime sur l'action.

- Œuvres , Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, volume 1, 1992 ; volume 2, 1995

volume 1 : contes / volume 2 : autobiographie, trois romans et deux récits de voyage.

Une édition de référence comprenant un appareil critique très important ainsi qu'une bibliographie très détaillée. A ce jour, il s'agit de l'édition la plus complète en français, annotée par le plus grand spécialiste français. Avec ces deux ouvrages, le lecteur francophone a pour la première fois accès à une part très importante de l'œuvre d'Andersen.

- Elias Bredsdorff, Hans Christian Andersen , Presses de la Renaissance, 1967, réed. 1989

Bien que datée, cette biographie reste un ouvrage de référence. L'auteur cherche à briser l'image « d'auteur pour enfant » appliquée à tort à Andersen.

- Hans Christian Andersen , numéro 232 de la revue Etudes Germaniques , Klincksieck 2004 : Ce livre, qui regroupe les travaux des meilleurs spécialistes, contribue à modifier l'image caricaturale d'Andersen. Au Danemark, on sait qu'Andersen ne fut ni un auteur reclus, ni un narrateur naïf. Les études réunies dans cet ouvrage ouvrent des perspectives nouvelles et abordent Andersen et son œuvre sous un jour nouveau en France.

- bande dessinée inspirée de l'œuvre de H C Andersen : 

- Peter Madsen, L'histoire d'une mère , Delcourt, 2004

Tel un ouragan, la mort entre chez une mère pour lui arracher son enfant. Folle de douleur, elle se lance à sa poursuite. Peter Madsen, qui avait déjà retranscrit en bande dessinée sa vision de la mythologie nordique et la vie de Jésus Christ nous offre cette fois une remarquable interprétation du conte d'Andersen ! Une bande dessinée magnifique, où puissance et retenue se côtoient harmonieusement.