Le promoteur danois Waterliving veut amarrer ses maisons flottantes en France
Par Marie, mardi 30 septembre 2008 à 19:26 :: Evènements divers :: permalien #240
Le Monde, 30 Septembre 2008.
Les océans montent, les inondations se multiplient ? Pas de panique. Allez vivre sur l'eau. Une entreprise danoise, Waterliving, commence à commercialiser en France des maisons flottantes pour des villages aquatiques, écologiques et autosuffisants. "En 2007, il y a eu des inondations historiques au Danemark, raconte Niels Holck, le directeur de Waterliving à Copenhague. Dans certaines villes, l'eau est montée de 3 mètres. Toutes les maisons étaient inondées... mais nos "house-boats" sont restés secs."
Mais attention, prévient la société : ce n'est pas du camping. Rien à voir avec le bazar bohème des péniches parisiennes, des canaux d'Amsterdam ou des quartiers de house-boats de Sausalito, près de San Francisco. "Nous offrons toutes les normes de confort de maisons modernes", assure M. Holck.
Cerise sur le bateau, Waterliving propose rien de moins que "de vivre en neutralité CO2". Construites en matériaux non traités chimiquement, les maisons présentent un design scandinave sobrement contemporain, posé sur une coque lestée de béton. Une pompe à chaleur fournit eau chaude et chauffage par le sol ou climatisation, tandis qu'aux rigoureuses normes thermiques danoises s'ajoute un système de ventilation qui récupère jusqu'à 90 % de la chaleur intérieure. On peut y ajouter des panneaux photovoltaïques en guise de rambarde - de quoi faire marcher la pompe à chaleur - et une miniturbine éolienne censée fournir 1 200 kWh/an.
"SYMBIOSE AVEC LA NATURE"
Les bâtiments sont conçus pour s'arrimer en grappes à un ponton, à la fois terrasse commune et centre de traitement biologique des eaux usées, capable de répondre aux besoins d'assainissement de cinq foyers - et de se passer de connexion à la terre ferme.
"Vivre sur l'eau est une solution au problème croissant de la congestion urbaine", argumente le directeur de la société. Sans compter que "le lent balancement des houseboats sur l'eau vous donne un sentiment accru d'être relié au monde qui vous entoure, de vivre en symbiose avec la nature". Prix de cette communion : 3 000 euros le m2, pour des maisons de 100 à 300 m2.
Encore en phase de développement, la société a vendu une vingtaine de house-boats au Danemark. Elle vient de s'implanter en Grande-Bretagne et en Allemagne, où elle a reçu respectivement quarante-huit et six commandes. Son objectif : livrer cent maisons flottantes chaque année.
"Nous prenons contact en France avec des planificateurs urbains et des propriétaires de marinas, indique M. Holck. Au Danemark, nos clients sont des petites villes qui veulent attirer des habitants ou revitaliser leurs côtes et des zones portuaires en reconversion. Les grandes villes sont peu intéressées : elles considèrent leur zone maritime comme un espace naturel à protéger."
Pour l'heure, l'Hexagone ne compte encore qu'un gros millier d'habitations flottantes. Sur ce marché, la flotte de Waterliving va affronter l'armada de houseboats écologiques de ses compatriotes danois AquaDomi et AquaHouse. Avec des architectures qui oscillent, cette fois, entre pavillons kitsch et villas rondes futuristes. Assez loin du bateau.
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Mais attention, prévient la société : ce n'est pas du camping. Rien à voir avec le bazar bohème des péniches parisiennes, des canaux d'Amsterdam ou des quartiers de house-boats de Sausalito, près de San Francisco. "Nous offrons toutes les normes de confort de maisons modernes", assure M. Holck.
Cerise sur le bateau, Waterliving propose rien de moins que "de vivre en neutralité CO2". Construites en matériaux non traités chimiquement, les maisons présentent un design scandinave sobrement contemporain, posé sur une coque lestée de béton. Une pompe à chaleur fournit eau chaude et chauffage par le sol ou climatisation, tandis qu'aux rigoureuses normes thermiques danoises s'ajoute un système de ventilation qui récupère jusqu'à 90 % de la chaleur intérieure. On peut y ajouter des panneaux photovoltaïques en guise de rambarde - de quoi faire marcher la pompe à chaleur - et une miniturbine éolienne censée fournir 1 200 kWh/an.
"SYMBIOSE AVEC LA NATURE"
Les bâtiments sont conçus pour s'arrimer en grappes à un ponton, à la fois terrasse commune et centre de traitement biologique des eaux usées, capable de répondre aux besoins d'assainissement de cinq foyers - et de se passer de connexion à la terre ferme.
"Vivre sur l'eau est une solution au problème croissant de la congestion urbaine", argumente le directeur de la société. Sans compter que "le lent balancement des houseboats sur l'eau vous donne un sentiment accru d'être relié au monde qui vous entoure, de vivre en symbiose avec la nature". Prix de cette communion : 3 000 euros le m2, pour des maisons de 100 à 300 m2.
Encore en phase de développement, la société a vendu une vingtaine de house-boats au Danemark. Elle vient de s'implanter en Grande-Bretagne et en Allemagne, où elle a reçu respectivement quarante-huit et six commandes. Son objectif : livrer cent maisons flottantes chaque année.
"Nous prenons contact en France avec des planificateurs urbains et des propriétaires de marinas, indique M. Holck. Au Danemark, nos clients sont des petites villes qui veulent attirer des habitants ou revitaliser leurs côtes et des zones portuaires en reconversion. Les grandes villes sont peu intéressées : elles considèrent leur zone maritime comme un espace naturel à protéger."
Pour l'heure, l'Hexagone ne compte encore qu'un gros millier d'habitations flottantes. Sur ce marché, la flotte de Waterliving va affronter l'armada de houseboats écologiques de ses compatriotes danois AquaDomi et AquaHouse. Avec des architectures qui oscillent, cette fois, entre pavillons kitsch et villas rondes futuristes. Assez loin du bateau.
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