jeudi 29 avril 2010
En Scandinavie, chaque pays a désormais ses rois et ses reines de l'intrigue policière. Tour d'horizon des meilleurs d'entre eux
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mardi 9 mars 2010
Le Danois Jakob Ejersbo est décédé en 2008, à l’âge de 40 ans, en laissant une époustouflante trilogie située à cheval sur l’Afrique et l’Europe. Liberty en est le dernier volet.
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Quelque part entre pièce de théâtre et performance, quelque part entre Sade et Pasolini, le spectacle Salò met les spectateurs à rude épreuve pendant plusieurs jours d’affilée. A la fois séduisant et accablant.
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lundi 22 février 2010
Tom Gubrowski bosse pour les stup' danois, détaché en Thaïlande dans le cadre d'une opération internationale de lutte contre la drogue. C'est lui gère sur place les politiques à mettre en place, tant au niveau thaïlandais qu'international. Un boulot peinard, se dit-il, par rapport à son ancien job dans le contre-espionnage. Mais la paix n'a qu'un temps et tout bascule lorsque le contre-espionnage danois le réquisitionne pour démasquer un espion soviétique ayant infiltré les hautes sphères du Danemark. L'opération "Chasse au loup" peut débuter, entraînant Gubrowski en Afghanistan, en Europe et en Biélorussie, sur fond de crimes mafieux, effondrement soviétique et corruption à tout-va. Autrement dit, une histoire bien noire. D'utant plus que Tom Gubrowski se trouve confronté à de vieux démons, d'anciens dossiers qui resurgissent et des amis pas tout à fait nets.
Leif Davidsen, grand reporter danois, voue un attachement certains aux pays de l'Est, en particulier l'ex-URSS. Sans doute est-ce dû à son boulot, lui qui fut longtemps détaché dans ces régions pour Radio Danemark, ce qui lui vaut une bonne connaissance de l'endroit.
Le démembrement de l'Union soviétique est un des éléments principaux de ce récit, une chute difficile à vivre pour les adeptes de certaines idéologies et pour des populations dont liberté nouvelle ne rime pas forcément avec confort de vie. Leif Davidsen, à travers ce récit d'espionnage, permet de pénétrer dans le quotidien de ces familles démunies, bousculées dans leurs repères et leurs traditions. L'occasion de vivre -un peu- de l'intérieur la chute du communisme. Ce roman prend de ci de là des allures de documentaires, auquel s'ajoutent des ingrédients essentiels tels le suspense, les rebondissements et l'action. Autant d'éléments qui donnent pas mal de caractère à ce récit qui devrait plaire aux amateurs du genre.
Article original: http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/22302
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samedi 24 octobre 2009
Victor DIXEN est né il y a trente ans dans une famille de globe-trotters de père danois et d’une mère française. Leur point de chute est une petite ville au Danemark. Victor Dixen s’imprègne dès son plus jeune âge d’auteurs scandinaves comme Andersen et Tove Jansson. Après une expérience assez traumatisante sur un manège de parc d’attraction de Copenhague, il souffre de somnambulisme et d’insomnies. Il profite de son handicap pour vivre la nuit et observer cette faune si particulière des noctambules. Avec Le Cas Jack Spark, son premier roman il nous propose de connaître ces montres et merveilles qui peuplent ses nuits sans sommeil.
Méfiez vous du monstre aux yeux verts
Jack Spark est un adolescent en plein changement. Il souffre d’insomnies et ne dort que quelques heures dans la nuit. Cela joue un rôle sur ses résultats scolaires et dans sa vie de tous les jours. Ses parents ne trouvent d’autre solution que de l’envoyer dans un camp de vacances pour adolescents en mal de vivre. Alors adieu à ses vacances chez Grandpa et ses délicieuses pâtisseries et bonjour Redrock, Colorado. Colonie où sont réunis des jeunes tous atteints d’un mal particulier : ils sont suicidaires, mythomanes, hyperviolents.
Arrivé sur place il découvre un vrai camp retranché, tenu par des éducateurs sans pitiés avec à leur tête un géant teuton à l’odorat très développé. Le règlement y est très policé et sans discussion possible pour les colons.
Jack sent que son corps change et a du mal à comprendre ce qui lui arrive. La rencontre avec la jolie Sinead ,l’une des pensionnaires du camp, ne va pas l’aider à y voir plus clair. Mes ces changements ne ressemblent en rien à une mauvaise crise d’ado. Ses cheveux deviennent bleus, il est le seul à supporter les séances de thérapies faites par des moniteurs tortionnaires et enfin il y a cette chaleur qui le nourrit et le rend plus fort de jour en jour. Mais en quoi est-il en train de se transformer ?...
Il lui faudra comprendre vite car sa vie et celles des autres jeunes est en danger. Accompagné de quelques-uns il combattra bien plus que des gardiens mais une multitude de monstres sortis du fond des âges.
Trame classique qui fonctionne bien
La vague post-Twilight nous amène un nouveau roman de vampire : Le Cas Jack Spark. Même s’il s’apparente à une opération marketing, le roman n’est pas mauvais du tout. L’auteur nous propose un récit à la première personne comme la lecture d’un journal. Cela permet une immersion rapide et le lecteur aura bien du mal à relever le nez de son livre. Notre héros, un jeune adolescent, nous parle de sa vie avec des mots simples et nous décrit son calvaire occasionné par ses nuits sans sommeil. Ses envies, ses questionnements sur les filles et sur son corps qu’il sent changer sont très bien rendus.
L’auteur reste très classique dans sa trame mais il appuie sur l’ambiance et le suspense qui accompagne le lecteur jusqu’à la fin du livre. Ses chapitres rebondissent avec brio, captivant et revisitant le genre. Les vampires qui se nourrissent de l’énergie vitale des humains et non de leur sang constituent une bonne idée, cela fait écho aux succubes de nos légendes.
Voilà donc un roman pour adolescent et même plus qui devrait plaire aux amateurs du genre. Bonne nouvelle il est le premier d’une quadrilogie et si la suite est du même acabit, cela promet une série très sympathique.
Article Original: http://www.actusf.com/spip/article-8306.html
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Jæger – I krig med eliten [Chasseur – En guerre avec les troupes d’élite], l’ouvrage écrit par l’ancien soldat d’élite Thomas Rathsack, fait un tabac dans les librairies danoises : il s’en est déjà vendu 30 000 – un record quasi absolu, que salue Jyllands-Posten. Dans ce petit pays, 10 000 exemplaires constituent déjà un grand succès. En outre, le quotidien Politiken avait déjà publié l’intégralité de l’ouvrage dans ses colonnes.
On se rappelle que ce livre – un témoignage qui détaille les opérations des commandos danois en Afghanistan et en Irak – a fait l’objet de sombres manœuvres de la part du ministère de la Défense. En cherchant à interdire sa publication puis en organisant une piteuse manigance pour faire croire qu’il avait été traduit en arabe, donc qu’Al-Qaida allait s’en servir contre les forces danoises dans ces pays, le ministère a finalement beaucoup contribué au succès du livre. Les droits ont été vendus à la Norvège, à la Suède, à la Finlande et à la Bulgarie. Merci qui ?
Article original: http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/21/le-livre-controverse-bat-des-records-de-vente
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dimanche 4 octobre 2009
Politiken, l'un des principaux quotidien danois a publié, le 16 septembre 2009, en supplément gratuit l'intégralité du livre de Thomas Rathsack, Jæger - i krig med eliten (Chasseur - en guerre avec l'élite). Cet ouvrage constitue le témoignage d'un ancien soldat danois qui a participé à des opérations sensibles menées par les troupes d'élite du contingent de la Couronne en Afghanistan. Le livre devait initialement sortir le 24 septembre chez l'éditeur People's Press, mais le ministère de la Défense avait demandé aux tribunaux son interdiction, estimant qu'il révélait des secrets d'Etat susceptibles de mettre en danger la vie des soldats danois. Suite à sa diffusion par Politiken et sur Internet, le tribunal des référés de Copenhague a finalement autorisé la publication du livre le 21 septembre.
L'affaire n'a pas fait grand bruit dans les médias européens, mais elle soulève à nouveau la question du rapport de la presse au secret défense. Le concept sert encore aujourd'hui à justifier l'emprisonnement de bon nombre de journalistes dans des Etats peu respectueux de la liberté de la presse. Mais comme l'affaire danoise nous le rappelle, le secret défense reste également efficace au sein des régimes démocratiques trouvant un écho dans la lutte antiterroriste, certes légitime, mais qui justifie aujourd'hui le classement toujours très rapide d'un ensemble d'informations relevant directement de l'intérêt public.
Invoquant cette même lutte antiterroriste, l'Union européenne a fait accepter à ses citoyens, et à la presse tout particulièrement, des restrictions de plus en plus draconiennes à la liberté d'informer. La liste des sujets dits sensibles ne cesse de s'alonger. La résistance des médias est heureusement encore active. Mais n'est-elle pas en passe devenir de plus en plus minoritaire lorsque la quasi-totalité des quotidiens danois se conforme à l'injonction d'une armée qui tente d'imposer la maîtrise de sa communication?
Prétendre, comme l'a fait l'armée danoise, que les informations parues dans le livre mettraient en danger la vie des soldats relève en grande partie de l'hypocrisie. Le taux d'alphabétisation en Afghanistan est en chute libre, et le danois, langue dans laquelle est paru l'ouvrage, reste une langue encore peu usitée par les taliban et les milices combattues par les unités de l'OTAN, qui elles n'ont pas besoin de l'ouvrage de Thomas Rathsack pour mener les opérations militaires en Afghanistan sans garantie d'y installer une paix durable.
Reste donc que l'armée danoise, et l'OTAN avec elle, voient d'un mauvais œil un témoignage qui pourrait nourrir les débats ouverts dans plusieurs Etats membres de l'Union européenne sur la présence de contingents nationaux en Afghanistan. Or dans le cadre de ce débat, il apparait tout à fait opportun de laisser à ceux qui ont vécu le conflit de près la possibilité de décrire leur expérience et d'entendre leurs points de vue.
On peut probablement adhérer à l'idée qu'au nom de la défense du territoire, certaines informations ne puissent être communiquées qu'à un cercle restreint de décideurs. Mais si les informations classées secret défense le sont réellement, il appartient aux autorités de garantir leur confidentialité. Dans la plupart des cas, et dans ce domaine plus particulièrement, la presse reçoit des informations sans pour autant les solliciter. Elle n'a alors aucune obligation d'en conserver la confidentialité. Ce choix doit être fait librement et ne peut en aucun cas faire l'objet d'une pression aussi évidente de la part des autorités.
Comment, dès lors, expliquer que la presse danoise, pourtant connue pour sa liberté de ton et son indépendance, ne se soit pas plus intéressée au témoignage de Thomas Rathsack et qu'elle se soit si facilement conformée à la tentative de censure de l'armée? La publication des caricatures de Mahomet n'était elle pas tout aussi «risquée» pour les troupes et pour les ressortissants danois à l'étranger? Que faut-il voir dans ce curieux conformisme? La simple marque d'un patriotisme librement consenti mais toujours discutable ou un soutien indirect, mais prononcé, au nouveau secrétaire de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ancien Premier ministre danois, qu'on souhaite ne pas trop embarrasser dans ses nouvelles fonctions?
Comme le confiait Toger Seidenfaden, rédacteur en chef de Politiken à Reporters sans frontières, le livre de Thomas Rathsack est le premier ouvrage à décrire le rôle des forces spéciales en Afghanistan et en Irak, et à s'interroger sur les modalités de certaines opérations ainsi que sur le transfert de prisonniers à l'armée américaine par des soldats danois. Autant de questions concrètes qui justifient un débat public.
C'est heureusement ce raisonnement qui a conduit la justice danoise à autoriser la publication du livre. Cohérente avec les principes qui garantissent la liberté d'expression et d'information, la justice sauve logiquement et heureusement cette liberté-là. Un rôle que Politiken et People's Press n'auraient pas dû assumer seuls, en faisant - un comble !, l'objet de critiques et de condamnations de la part de leurs confrères curieusement très suivistes.
L'armée est au service des peuples. La presse également. Espérons qu'au Danemark comme ailleurs, elle veille à ne pas se tromper de sacerdoce ou de maîtres.
Article Original: http://www.slate.fr/story/10809/au-danemark-la-presse-sait-defendre-sa-liberte-reporters-sans-frontieres
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Ce qui était "seulement" une affaire commence à ressembler à une pièce de théâtre absurde. Pour mémoire, le ministère de la Défense danois a fait ce qu’il pouvait pour empêcher la sortie du livre Jaeger, i Krig med Eliten (Chasseur, en guerre avec les troupes d’élite) dans lequel un ancien soldat, Thomas Rathsack, raconte les opérations des commandos danois auxquelles il a participé en Irak et Afghanistan. Le ministère la Défense a notamment écrit aux directeurs de plusieurs grands quotidiens pour leur enjoindre de ne rien publier sur le sujet, arguant que ce livre donnait trop de détails sur les opérations des commandos, détails qui pourraient être utilisés par les ennemis du Danemark.
Deuxième épisode : bravant les foudres du ministre, le quotidien Politiken publiait il y a quelques jours l'intégralité de l'ouvrage. Mais ce rebondissement vient d'être éclipsé par un troisième épisode nébuleux : une fausse version du livre traduit en arabe a été envoyée au tabloïd B.T. ; dans son édition du jour, B.T. dit avoir découvert que Jesper Britze, qui dirige un département de la Défense, serait l'auteur de cet envoi. Après avoir nié que la (fausse) version arabe de l'ouvrage ait été fabriquée par son ministère, Søren Gade, le ministre de la Défense, a finalement accepté de venir s'en expliquer devant la presse – ce 1er octobre en fin d'après-midi. Affaire à suivre, comme on dit !
Article Original: http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/01/un-livre-qui-fait-couler-beaucoup-d-encre
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dimanche 23 août 2009
Jorn Riel est né au Danemark en 1931, est écrivain.
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Ce billet, écrit à 09:41 par Marie dans la catégorie Littérature et théâtre a suscité :
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samedi 8 août 2009
Pourquoi les auteurs des meilleurs romans policiers viennent-ils des pays les plus pacifistes du monde?
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Ce billet, écrit à 11:13 par Marie dans la catégorie Littérature et théâtre a suscité :
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