jeudi 3 juin 2010

"Armadillo", documentaire du Danois Janus Metz, primé à la Semaine de la critique

Le Grand Prix de la Semaine internationale de la critique a été décerné jeudi 20 mai au soir à Cannes à "Armadillo", documentaire sur la guerre en Afghanistan du Danois Janus Metz.C'est la première fois depuis 20 ans qu'un documentaire est sélectionné dans cette section parallèle du Festival de Cannes qui récompense des premiers et deuxièmes films.

"Armadillo", du nom d'une base de la Force internationale de l'Otan (Isaf), dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, suit au plus près le parcours de jeunes engagés danois.

Avec sa photographie soignée et sa riche bande sonore, ce documentaire a la facture d'une fiction.

Mais c'est bien de la réalité qu'il s'agit, celle de Rasmus, Mads ou Daniel, débarqués de leur Danemark natal dans un paysage d'un autre temps pour vivre pendant quelques mois "une aventure excitante" et faire l'expérience de l'amitié virile.

Leur mission est d'assurer la sécurité des populations civiles en empêchant la progression des talibans. Mais au fur et à mesure que leurs sorties se font plus dangereuses, que les blessés et les morts s'accumulent et que le fossé se creuse avec des villageois pris en tenaille entre les deux camps, le cynisme les gagne.

Ce documentaire a suscité un vif débat politique au Danemark en raison notamment d'une scène où les soldats affirment avoir "liquidé" cinq talibans blessés lors d'une mission. L'ouverture d'une enquête sur une éventuelle violation des lois de la guerre a été demandée par le chef d'état-major des armées.
Le Grand Prix de la Semaine de la critique est décerné par la presse qui vote à l'issue de la projection des sept films en lice. Il est doté de 5.000 euros.

Egalement remis dans le cadre de la Semaine de la critique, le prix de la Société des auteurs-compositeurs dramatiques (SACD) est revenu au Vietnamien Phan Dang Di pour "Bi, don't be afraid".

Le Grand Prix Canal+ du meilleur court métrage a été attribué à "Berik", d'un autre Danois, Daniel Joseph Borgman.

Créée en 1962, la Semaine de la critique a accueilli des réalisateurs tels que Ken Loach ou Alejandro Gonzalez Inarritu, tous deux en lice pour la Palme d'Or cette année.

Article original: http://qc.news.yahoo.com/s/afp/100520/arts/cin__ma_festival_cannes_58

mardi 18 mai 2010

Documentaire danois "Armadillo" à Cannes

Dans le documentaire "Armadillo", du nom d'un camp allié situé sur la ligne de front au sud de l'Afghanistan, le Danois Janus Metz surprend. De jeunes engagés filmés au plus près, une photographie soignée, des effets de style et musicaux : on croit d'abord avoir affaire à une fiction.

Mais c'est bien de la réalité qu'il s'agit, celle de Rasmus, Mads ou Daniel, débarqués de leur Danemark natal dans un paysage d'un autre temps pour vivre pendant quelques mois "une aventure excitante" et faire l'expérience de l'amitié virile.

Leur mission est d'assurer la sécurité des populations civiles en empêchant la progression des talibans. Mais au fur et à mesure que leurs sorties se font plus dangereuses, que les blessés et les morts s'accumulent et que le fossé se creuse avec des villageois pris en tenailles entre les deux camps, le cynisme les gagne.

"Pays de merde", "salauds", lâche l'un d'entre eux. "L'ennemi est un salaud, on va le tuer comme un chien errant", bougonne un autre. Et effectivement, ils n'hésitent pas, toujours sous l'oeil d'une caméra qui se fait étonnamment oublier, à vider leur chargeur sur des blessés, les transformant en charpie.

De sentinelles en briefings, de missions au cours desquelles les balles leur sifflent aux oreilles en tentatives de fraternisation avec des Afghans démunis et épuisés, les uniques moments de détente de ces jeunes gens semblent résider dans les films pornos qu'ils regardent en groupe.

Article original: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jkHuXRZUeLkhq6Mla6HsKd73JnHQ

The Killing, saison 1

Arte diffusera à partir du 18 mai “The Killing”, une série policière à succès venue du Danemark.

Sarah Lund (Sofie Grabol) est commissaire adjointe à la brigade criminelle de Copenhague. Alors qu’elle s’apprête à partir en Suède pour changer de vie, sa hiérarchie lui demande d’enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. Elle doit faire équipe avec son successeur Jan Meyer (Soren Malling), impulsif et peu respectueux des procédures. Malgré les efforts de la police pour tenir familles et sphères politiques à distance, les tâtonnements des enquêteurs vont avoir des répercussions dévastatrices.

Chaque épisode de la saison 1 correspond à un jour d’enquête. Arte prévoit d’en diffuser deux par semaine.

La série connaît un énorme succès au Danemark et sera prochainement adaptée aux États-Unis par Veena Sud, scénariste de “Cold Case”, pour la chaîne AMC.

Diffusion chaque mardi à 22h20 à partir du 18 mai sur Arte

Article original: http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/cote-series/articles/the-killing-saison-1?xtor=RSS-2

lundi 12 avril 2010

Un vent frais venu du Nord

Quel que soit le marc de café dans lequel on voudrait chercher l'avenir du Salon du livre de Paris, une chose est certaine, les cinq pays nordiques (Suède, Norvège, Danemark, Islande et Finlande) seront à l'honneur de l'édition 2011. L'invitation tombe à pic et semble répondre à la fois au foisonnement et au succès de ces littératures depuis quelques années. A considérer en effet le nombre croissant de traductions en français, et les statistiques de ventes (très) flatteuses de certains titres, force est de parler de phénomène, ou encore de modèle. Même si c'est pour tordre le cou à une ou deux chimères.

Depuis le début des années 2000, dans la foulée de maisons comme Gallimard, Actes Sud, Gaïa, Circé et d'autres, les éditeurs français explorent consciencieusement le domaine nordique. La chose s'observe dans le reste de l'Europe, même si le changement de braquet est moins brutal dans des pays culturellement plus proches (Allemagne ou Pays-Bas). Plusieurs facteurs l'expliquent, au premier rang desquels le triomphe du roman policier nordique, et des trois tomes de Millénium (Actes Sud, 2006-2007), dont l'influence est à la fois indéniable et contestable.

Les millions d'exemplaires vendus en France ne se discutent pas. En revanche, plus l'arbre est grand, plus il cache la forêt. On en oublierait le succès des romans d'Henning Mankell publiés au Seuil et d'Arnaldur Indridason chez Métailié, qui a précédé celui de Stieg Larsson, et ne lui doit rien. Au contraire d'une Camilla Läckberg, dont les ventes de La Princesse des glaces (Actes Sud, 2008) tiennent beaucoup à l'effet d'une marque et d'une appellation d'origine contrôlée. La recherche d'un nouveau Millénium est une obsession partagée par certains lecteurs et éditeurs (suédois), au risque de désespérer les autres. Un tel succès est aussi une malédiction.

S'il existe un modèle, il faut le chercher ailleurs. Sans remonter jusqu'aux Sagas islandaises (Gallimard, "La Pléiade", 1994), on observe en Europe une indéniable diffusion des lettres nordiques depuis la fin du XIXe siècle (Ibsen, Strindberg, Andersen, Jacobsen, etc.), puis tout au long du XXe siècle (Lagerlöf, Blixen, Lindgren, Undset, Jensen, Dagerman, etc.), et jusqu'à une période très récente (Paasilinna, Enquist, Riel, Fosse, etc.). Quatorze prix Nobel de littérature cumulés signifient sans doute quelque chose. Et, à tout prendre, l'impact littéraire du cinéma (ou des livres) d'Ingmar Bergman est au moins aussi grand que celui de Millénium, et plus ancien.

Si la littérature nordique s'exporte aussi bien aujourd'hui, c'est qu'elle le fait depuis longtemps, et que nos yeux se sont habitués. Une jeune génération talentueuse perpétue ce mouvement, en même temps que la découverte (ou la retraduction) de classiques : La Saga des émigrants, de Vilhelm Moberg (Gaïa, 1999-2000), Le Voyage souterrain de Niels Klim, de Ludvig Holberg (José Corti, 2000) ou La Ferme africaine, de Karen Blixen (Gallimard, 2005). La parution à l'hiver de la replète biographie Knut Hamsun, rêveur et conquérant, d'Ingar Sletten Kolloen, et d'une nouvelle édition française de Victoria, l'une et l'autre chez Gaïa, est à cet égard très révélatrice.

La vitalité de cette littérature tient certainement à des raisons culturelles et socioéconomiques plus diffuses (et plus insaisissables). L'excellente réactivité des éditeurs et des agents littéraires, la bonne santé de la librairie, le grand nombre de revues et de publications artistiques ou culturelles : tout cela détermine un environnement propice. La poésie s'y diffuse (encore) bien, ce qui n'est pas le cas partout. Des romans importants et exigeants se vendent et s'exportent facilement. Au Danemark, par exemple, Tête de chien (Gallimard, 2008), de Morten Ramsland, hier, Nous, les noyés, de Carsten Jensen (Libella/Maren Sell, 2010), aujourd'hui : deux textes denses et populaires qui jouent sur le roman familial et historique - sous couvert d'ironie grotesque pour l'un, de roman d'aventures pour l'autre.

S'il rappelle Stevenson, Nous, les noyés est très danois quand il met en scène le destin collectif des habitants et des marins de Marstal, sur l'île d'Æro, de mer en mer, et de guerre en guerre. L'utilisation d'une narration à la première personne du pluriel, plastique et puissante, a rarement été aussi proche d'une telle perfection poétique. Elle répète de fait un questionnement du sujet romanesque qui traverse la littérature nordique. En Suède, Mon cher frère (JC Lattès, 2010), d'Hakan Bravinger, l'aborde également, mais de manière plus classique, avec des jeux de narrations complexes et réjouissants, et en hésitant entre ses personnages principaux : deux frères brouillés, l'un psychanalyste et l'autre criminologue dans les années 1910 et 1920. L'efficacité et le raffinement communs de ces deux livres prouvent l'excellente santé de la littérature nordique contemporaine. Sans doute ne s'agit-il que de cela : d'une profusion de talents plutôt que d'un hypothétique modèle.

Article original: http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/04/08/un-vent-frais-venu-du-nord_1330390_3260.html

lundi 5 avril 2010

Jacob Riis, «photographe militant»

Les photos du Danois Jacob A. Riis (1849-1914) investissent la Maison du Danemark à Paris. Une descente dans les taudis de New York à la fin du XIXe, début du XXe siècle. Jusqu'au 2 mai.

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Ouverture d'un café scandinave à Nantes

Le Café Scandinave est un salon de thé, restaurant, une boutique et une galerie d'art. Vous y trouverez toutes les surprises que réservent le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.madambla.com

mardi 9 mars 2010

Des récits d'Andersen, globe-trotter, traduits pour la 1ère fois en français



Il existe peu d'oeuvres aussi universelles, plus traduites et plus adaptées que les Contes d'Andersen, du vilain petit canard à la petite sirène, mais l'écrivain danois était aussi un globe-trotter et plusieurs de ses récits de voyages sont pour la première fois publiés en français.

Traduits par Michel Forget, les quatre récits de Hans Christian Andersen réunis dans "Voyages" (Riveneuve éditions) s'étalent de 1831 (Ombres chinoises) à 1866 (Une visite au Portugal), tout au long de la vie littéraire de l'auteur, qui fut aussi l'un des plus grands voyageurs de son temps.

L'écrivain a visité 25 pays en près de 20 ans, de la Norvège au Portugal, de l'Europe centrale à Malte et au Maroc, séjours qui ont nourri son oeuvre. Il était aussi très lié à Dickens, autre monument de la littérature, auquel il consacre un de ses récits, "La visite chez Charles Dickens", écrit en 1860. Andersen était aussi proche de Balzac ou de Lamartine.

Comme le lecteur le découvrira dans ce livre, Andersen s'intéresse à tout, à la vie des cours princières comme à celle des petites gens, aux paysages comme au théâtre ou à la littérature des pays qu'il traverse.

On y retrouve l'humour, la tendresse, la poésie, les qualités d'observation qui ont fait le succès de ses contes, en même temps que les grandes interrogations existentielles qui l'habitent.

Né en 1805 à Odense, une petite ville du Jutland, au Danemark, d'un père cordonnier et d'une mère lavandière, ce grand escogriffe au physique ingrat quitte à 14 ans ses parents pour "monter" à Copenhague. Son but ? Devenir danseur. C'est un échec cuisant. Mais il est vite rattrapé par le démon de l'écriture et se lance dans le roman, les pièces de théâtre --très peu jouables et très peu jouées...--, les récits et plus tard les contes. Il en écrira plus de 150 !

Andersen est le premier surpris par le succès de ce genre littéraire nouveau, qui n'était pas du tout fait au départ pour les enfants. Il s'inspire d'histoires populaires mais aussi de choses vues lors de ses voyages ou de sa propre vie d'enfant pauvre et rejeté, comme dans Le vilain petit canard.

("Voyages" - H. C. Andersen - Riveneuve édition - 435 p. 20 euros)

Article original: http://www.france24.com/fr/20100301-recits-dandersen-globe-trotter-traduits-1ere-fois-francais

L'Expédition RTL : à Samsø, au Danemark, les habitants achètent des éoliennes

http://www.rtl.fr/fiche/5935247223/L-Expedition-RTL-dans-un-champ-d-eoliennes-au-Danemark.html

http://www.rtl.fr/fiche/5935320731/L-Expedition-RTL-a-Sams-au-Danemark-les-habitants-achetent-des-eoliennes.html

lundi 22 février 2010

Un cinéma qui réchauffe avec poésie et humour...Panorama du Cinéma Nordique

Du 5 au 14 mars 2010 Scènes et Cinés (Ouest Provence) met en vitrine un Panorama du cinéma nordique dans ses 5 salles... 15 réalisateurs, 17 regards qui nous viennent de Norvège, Danemark, Suède, Finlande, Islande. Des propositions pour sortir de l'actualité cinématographique et goûter un cinéma raconteur d'histoires et faiseur de rêves... Une invitation à plonger dans le grand froid des pays scandinaves, pour se réchauffer à la chaleur humaine de réalisateurs singuliers... pour rencontrer des personnages souvent atypiques, toujours attachants... S'arrêter quelques jours pour partager des regards critiques et aller voir au-delà de nos frontières géographiques, à la rencontre d'un peu de nous-même...

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jeudi 18 février 2010

Le prince Henrik de Danemark membre d'honneur de l'Académie des Sciences

Le prince consort Henrik, époux d'origine française de la reine Margrethe de Danemark, a été admis mardi 2 février comme membre d'honneur de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer à Paris, a annoncé mardi le chef de son secrétariat au Palais royal à Copenhague.

Le prince, né Henri de Laborde de Montpezat, âgé de 75 ans, a épousé en 1967, alors qu'il était secrétaire d'ambassade à la représentation diplomatique de France à Londres, la princesse héritière Margrethe.

L'Académie des Sciences d'Outre-Mer, anciennement Académie des Sciences coloniales fondée en 1922, a pour vocation d'étudier sous leurs aspects les plus divers --scientifiques, ethnographiques, historiques et autres politiques, économiques et sociaux-- les questions relatives aux pays situés au-delà des mers, selon le site de cet organisme.

Article Original: http://www.france24.com/fr/20100202-le-prince-henrik-danemark-membre-dhonneur-lacad-mie-sciences


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