samedi 24 octobre 2009

Le PM danois exclut un référendum sur l'entrée dans la zone euro

Le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a exclu mardi la tenue dans un avenir proche d'un référendum sur l'entrée de son pays dans la zone euro. Les Danois ont déja rejeté l'entrée dans l'eurozone par voie référendaire en 2000, mais ces derniers temps l'euro a trouvé grâce aux yeux d'un certain nombre d'entre eux en raison de la crise économique.

Le gouvernement de centre-droit est favorable à ce que le Danemark adopte l'euro, mais le Premier ministre a à plusieurs reprises déclaré qu'il n'organiserait pas de consultation tant qu'il ne disposerait pas sur ce sujet d'une majorité claire au parlement.

Aux aspects politiques du problème viennent s'ajouter les critères économiques requis par l'Union européenne pour adhérer à la zone euro. Et dans ce domaine, Rasmussen a reconnu que le Danemark n'était pas prêt.

"A l'heure actuelle, on peut s'attendre à ce que pendant une certaine période nous ne remplissions pas les conditions d'accès", a-t-il déclaré à l'ouverture de la session d'automne du parlement.

"En conséquence, ni les préalables politiques, ni les préalables économiques pour un référendum ne ne sont réunis pour le moment", a-t-il conclu.

Le projet de budget 2010 prévoit un déficit correspondant à 5% du PIB, bien au-dessus du seuil de 3% fixé par les critères de Maastricht.

Article Original: http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL641225620091006

Henri de Laborde de Monpezat : Le prince ouvre les portes... et le jardin du domaine royal dans le sud de la France !

Selon le jeu de mots éculé, très prisé des amateurs de gotha, Henri de Laborde de Monpezat est le prince consort... dans les grandes occasions ! Et dernièrement, il y en a eu une qui a valu à l'époux de la reine Margrethe II de Danemark d'être à l'honneur.

Si les souverains danois ont eu le plaisir de recevoir au début du mois le couple présidentiel américain, quelques jours auparavant, Henrik mettait la main à la grappe dans ses vignes du sud-ouest de la France !

Henri de Laborde de Monpezat, qui devint Son Altesse royale le prince Henrik de Danemark (et acquit la nationalité danoise par la même occasion) le 10 juin 1967 en convolant avec la fille de Frederik IX de Danemark et Ingrid de Suède, se fait un devoir, chaque année, de participer activement au processus de vinification dont est issu le vin de Cahors réputé du Château de Caïx, dans le Lot.

Bien connu dans le paysage des sagas royales pour, fait exceptionnel, avoir chroniquement fait part de ses états d'âme par voie médiatique (il se plaignait notamment d'être injustement méconsidéré par comparaison avec ses fils, les héritiers Frederik et Joachim, et, de numéro deux, de devenir numéro trois après son fils aîné, futur souverain), Henrik semble savourer une merveilleuse sérénité lorsqu'il se trouve au milieu des vignes et dans le chai de ce domaine devenu propriété de la famille royale danoise il y a près de quatre décennies.

Originaire de Talence, près de Bordeaux, Henrik, dont les parents s'étaient mariés à Cahors et dont la famille est installée de longue date au Cayrou (son frère et sa soeur oeuvrent également dans la viticulture), avait notamment trouvé refuge pendant trois semaines au château de Caïx à la suite du réveillon du Nouvel An 2002, manquant même le mariage de Willem-Alexander et Maxima des Pays-Bas : le prince consort avait littéralement fui le Danemark après que son fils aîné Frederik fut bombardé hôte des célébrations en l'absence de Margrethe. Il avait alors déclaré s'être senti "écarté, rabaissé et humilié". Mais le château de Caïx, résidence estivale des royaux danois, avait également facilité les réconciliations familiales par la suite.

En cet automne 2009, le prince Henrik de Danemark n'aurait pour rien au monde manqué de faire le déplacement dans son domaine viti-vinicole et assouvir sa passion (une passion encouragée sans réserve par sa femme Margrethe) : fort du succès des millésimes 2002 à 2005 du cru "La Cuvée du Prince de Danemark, château de Caïx", il s'apprête en effet à exporter son Cahors ! Si, pour l'heure, la production du château de Caïx (environ 150 000 bouteilles), outre les 20% distribués en France, s'exporte à 50% au Danemark et à 30% dans le reste du monde, les débouchés vont grandir en Asie, avec l'ouverture ce mois-ci de la première d'une série de dix boutiques implantées en Chine sous le nom de La Cave du Roi des Vins de France.

Henri, qui verrait bien le nom de Monpezat s'ajouter au nom dynastique de la Maison royale (Oldenbourg-Glücksbourg), continue de voir les choses en grand. Le prestige de... l'étiquette !

Article Original: http://www.purepeople.com/article/henri-de-laborde-de-monpezat-le-prince-ouvre-les-portes-et-le-jardin-du-domaine-royal-dans-le-sud-de-la-france_a41881/1

Samsø: île de l'énergie renouvelable par excellence

Samsø est une île danoise de 114 km², peuplée d'environ 4.100 habitants permanents et située à l'est du Jutland, dans la mer de Kattegat. L'île connue pour son agriculture, notamment ses pommes de terre et ses fraises a la particularité d'être une communauté autosuffisante en électricité renouvelable.

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Antichrist sacré meilleur film nordique

Le Prix du meilleur film de l'année du Conseil nordique a été attribué à Antichrist l'oeuvre controversée du Danois Lars von Trier, a annoncé mardi la radio publique danoise DR.

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La Petite Sirène, le dalaï-lama et la "brouille" entre Pékin et Copenhague

A priori, rien ne relie le sort du dalaï-lama à celui de la Petite Sirène de Copenhague. Rien, sauf que les deux sont au centre d'une crise diplomatique entre le Danemark et la Chine. L'affaire a démarré au printemps, lorsque Lars Lokke Rasmussen, à peine nommé premier ministre, décide de recevoir en mai, "à titre privé", le dalaï-lama, en dépit des mises en garde de Pékin. Per Stig Moller, le ministre danois des affaires étrangères, prévient alors : la Chine va nous punir.

Les Danois prennent pourtant soin de réaffirmer leur ligne, qui bénéficie d'un très large soutien au Parlement : la question du Tibet peut se régler au sein des frontières chinoises, mais les Tibétains doivent bénéficier d'une autonomie religieuse et culturelle.

L'été passe, les Danois font le dos rond. Mais l'affaire resurgit fin septembre à l'occasion d'une question au Parlement. Le chef de la diplomatie danois répond en révélant que les relations bilatérales se sont détériorées. Quatre visites de ministres danois prévues en septembre ont été annulées et des dossiers sont en souffrance.

La raideur de Pékin vis-à-vis des négociations sur le réchauffement climatique, qui doivent se conclure lors du sommet de Copenhague en décembre, serait aussi en partie imputable à cette crise, alors que la Chine est un pays-clé. Selon le quotidien Jyllands Posten, lors des réunions qu'ils ont initiées, les Danois n'ont ainsi pu rencontrer aucune délégation chinoise depuis le printemps. Alors que le président américain Barack Obama a renoncé à rencontrer le dalaï-lama en visite à Washington, le gouvernement danois observe, lui aussi, maintenant un profil bas, avec l'appui de l'opposition.

Représailles

Mais il en va tout autrement du Parti du peuple danois, le parti d'extrême droite, allié traditionnel du gouvernement au Parlement depuis 2001. La crise s'envenime encore, mardi 13 octobre, lorsque son porte-parole pour les affaires étrangères, Soren Espersen, a comparé les pressions chinoises à des méthodes dignes de l'Allemagne nazie : "L'Allemagne nazie aussi proférait de telles menaces à peine voilées par le biais du commerce et de la diplomatie."

Il exige en représailles l'annulation du prêt de la statue de la Petite Sirène, le monument le plus célèbre du Danemark, qui devait orner le pavillon danois à l'Exposition universelle de Shanghaï l'an prochain.

Mais la Petite Sirène en a vu d'autres. Elle a souvent subi des outrages ou des assauts impétueux. On l'a décapitée, colorée, affublée d'un soutien-gorge, amputée d'un bras, ou encore drapée d'une burqa pour protester contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. André Malraux avait dit : "La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts. " Qu'en pense la Petite Sirène ?

Article Original:http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/10/14/la-petite-sirene-le-dalai-lama-et-la-brouille-entre-pekin-et-copenhague_1253779_3216.html

Eurovision : 562 chansons en lice pour le Danemark

Le Danemark révolutionne le mode de sélection des chanteurs candidats au concours de l'Eurovision.

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Le Cas Jack Park de Victor DIXEN, crise d'ado pour vampire esseulé

Victor DIXEN est né il y a trente ans dans une famille de globe-trotters de père danois et d’une mère française. Leur point de chute est une petite ville au Danemark. Victor Dixen s’imprègne dès son plus jeune âge d’auteurs scandinaves comme Andersen et Tove Jansson. Après une expérience assez traumatisante sur un manège de parc d’attraction de Copenhague, il souffre de somnambulisme et d’insomnies. Il profite de son handicap pour vivre la nuit et observer cette faune si particulière des noctambules. Avec Le Cas Jack Spark, son premier roman il nous propose de connaître ces montres et merveilles qui peuplent ses nuits sans sommeil.



Méfiez vous du monstre aux yeux verts

Jack Spark est un adolescent en plein changement. Il souffre d’insomnies et ne dort que quelques heures dans la nuit. Cela joue un rôle sur ses résultats scolaires et dans sa vie de tous les jours. Ses parents ne trouvent d’autre solution que de l’envoyer dans un camp de vacances pour adolescents en mal de vivre. Alors adieu à ses vacances chez Grandpa et ses délicieuses pâtisseries et bonjour Redrock, Colorado. Colonie où sont réunis des jeunes tous atteints d’un mal particulier : ils sont suicidaires, mythomanes, hyperviolents.

Arrivé sur place il découvre un vrai camp retranché, tenu par des éducateurs sans pitiés avec à leur tête un géant teuton à l’odorat très développé. Le règlement y est très policé et sans discussion possible pour les colons.

Jack sent que son corps change et a du mal à comprendre ce qui lui arrive. La rencontre avec la jolie Sinead ,l’une des pensionnaires du camp, ne va pas l’aider à y voir plus clair. Mes ces changements ne ressemblent en rien à une mauvaise crise d’ado. Ses cheveux deviennent bleus, il est le seul à supporter les séances de thérapies faites par des moniteurs tortionnaires et enfin il y a cette chaleur qui le nourrit et le rend plus fort de jour en jour. Mais en quoi est-il en train de se transformer ?...

Il lui faudra comprendre vite car sa vie et celles des autres jeunes est en danger. Accompagné de quelques-uns il combattra bien plus que des gardiens mais une multitude de monstres sortis du fond des âges.

Trame classique qui fonctionne bien

La vague post-Twilight nous amène un nouveau roman de vampire : Le Cas Jack Spark. Même s’il s’apparente à une opération marketing, le roman n’est pas mauvais du tout. L’auteur nous propose un récit à la première personne comme la lecture d’un journal. Cela permet une immersion rapide et le lecteur aura bien du mal à relever le nez de son livre. Notre héros, un jeune adolescent, nous parle de sa vie avec des mots simples et nous décrit son calvaire occasionné par ses nuits sans sommeil. Ses envies, ses questionnements sur les filles et sur son corps qu’il sent changer sont très bien rendus.

L’auteur reste très classique dans sa trame mais il appuie sur l’ambiance et le suspense qui accompagne le lecteur jusqu’à la fin du livre. Ses chapitres rebondissent avec brio, captivant et revisitant le genre. Les vampires qui se nourrissent de l’énergie vitale des humains et non de leur sang constituent une bonne idée, cela fait écho aux succubes de nos légendes.

Voilà donc un roman pour adolescent et même plus qui devrait plaire aux amateurs du genre. Bonne nouvelle il est le premier d’une quadrilogie et si la suite est du même acabit, cela promet une série très sympathique.

Article Original: http://www.actusf.com/spip/article-8306.html

Le Danemark abaisse la responsabilité pénale à 14 ans

Le gouvernement libéral-conservateur danois prévoit d'abaisser l'âge de la responsabilité pénale de 15 à 14 ans et de placer des bracelets électroniques aux délinquants de 12 ans pour freiner la criminalité des adolescents, a annoncé le ministre de la Justice.

"Les jeunes de 14 ans commettent deux fois plus d'actes criminels que ceux âgés de 13 ans, ce qui nécessite de serrer la vis et de prendre des mesures de prévention et de rétorsion pour les empêcher de continuer sur le chemin de la criminalité", a expliqué Brian Mikkelsen dans un point de presse à Copenhague.

Partisan d'une politique de "fermeté" pour stopper la dérive des jeunes, le gouvernement, veut entre autres "couper le filon des bandes qui recrutent ces ados de 14 ans sachant qu'ils ne risquent pas d'être poursuivis s'ils sont arrêtés pour délits, car en-dessous de l'âge pénal".

Le gouvernement a proposé également de sévir contre les enfants de 12 ans contrevenant à la loi, qui pourront, "dans certains cas" être équipés de bracelets électroniques aux pieds pour "contrôler qu'ils sont bien la nuit à la maison", selon le ministre.

Article Original: http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-Danemark-abaisse-la-responsabilite-penale-a-14-ans_-1098897_actu.Htm

La "flexicurité" danoise trouve ses limites dans un marché en berne

Depuis que le modèle danois de "flexicurité" a été mis en place, au milieu des années 1990, c'est la première fois qu'il se trouve exposé à une forte crise. Il semble bien y résister puisque, depuis la mi-2008, le taux de chômage est passé de 1,7 % à 3,7 % de la population active, faible donc par rapport au reste de l'Europe. Mais il n'est pas certain que ce succès soit dû aux caractéristiques du modèle - il allie la facilité de licencier pour l'entreprise et une forte incitation à la recherche d'emploi sous peine de sanctions, à des allocations plutôt généreuses et à un accès rapide à la formation continue.

Tout d'abord, le secteur privé est bien plus touché que le public (fonction publique n'est pas, au Danemark, synonyme de garantie de l'emploi). Parmi les adhérents du syndicat Metal, principale organisation du privé, le taux de chômage est passé en un an de 1 % à 8 %. Dans le secteur public en revanche, il se maintient à un niveau très bas grâce aux nombreux départs en retraite, tous remplacés.

Ensuite, les allocations chômage supposées généreuses sont plafonnées à 100 euros par jour. Sur le papier, elles représentent 90 % du salaire. Dans la réalité, elles ne dépassent pas, en moyenne, 55 %, et sont en baisse régulière depuis vingt ans.

Autre constat : depuis l'entrée en vigueur du système, les aspects formation et incitation ont été, en réalité, peu utilisés. Jusqu'en 2008, la croissance danoise était telle que les chômeurs n'avaient pas de peine à retrouver vite un emploi. Ils ont donc été peu nombreux à suivre des formations vraiment qualifiantes. Et les autorités n'ont guère eu besoin de brandir la menace des baisses d'allocations.

Maintenant que les emplois sont plus durs à trouver, la réponse du gouvernement a été de débloquer, début septembre, un milliard de couronnes (134 millions d'euros) pour créer 5 000 nouvelles places de stages afin d'occuper des jeunes chômeurs. Il est en effet difficile de pousser ou de préparer ces derniers à occuper des emplois... que les entreprises ne sont pas en mesure de proposer !

Article Original: http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/10/12/la-flexicurite-danoise-trouve-ses-limites-dans-un-marche-en-berne_1252547_3234.html

Formation continue : les Français sur la touche, les Danois leaders

La formation continue est-t-elle un outil efficace contre la crise ? Au Danemark oui, mais pas en France, selon une enquête publiée par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

A 62%, les salariés danois considèrent que la formation, outil d'adaptation aux évolutions du marché, préserve leur emploi. Seuls 16% des Français partagent ce constat. Au Danemark, pays champion en matière de formation tout au long de la vie, la formation continue permet d'enrichir son CV et de développer son employabilité, le tout dans une logique de «flexicurité», pratique «danoise» alliant flexibilité du marché du travail, système d'indemnisation du chômage généreux et politique active en faveur de l'emploi.

Dans l'Hexagone, toujours selon cette enquête, la formation continue permet de développer des compétences, sans pour autant faciliter le changement d'entreprise ni augmenter l'employabilité.

Article Original: http://www.lefigaro.fr/formation/2009/10/08/01015-20091008ARTFIG00617-formation-continue-les-francais-sur-la-touche-.php

Les Scandinaves, champions du monde de l'aide aux pays pauvres

Les pays scandinaves sont les champions du monde de l'aide au développement des pays pauvres, tandis que les riches pays asiatiques et la Suisse font figure de cancres, selon un classement publié jeudi par une association américaine.

La Suède, le Danemark et la Norvège mais aussi les Pays-Bas occupent les premières places de "l'indice d'engagement en faveur du développement" de 22 pays établi chaque année par le "Center for Global Development".

Cet indice regroupe sept critères, dont l'aide au développement rapportée aux moyens des pays donateurs, mais aussi le commerce, l'investissement, les migrations, l'environnement, la sécurité et la technologie.

La Suède prend ainsi la première place cette année pour avoir concentré son aide sur un petit nombre de grands projets, ce qui évite la dispersion, a observé l'association dans un communiqué. La Suède a aussi fait passer de 24.000 à 36.000 le nombre de demandes d'asile qu'elle a acceptées.

Au chapitre du climat, la Suède a le taux d'émission de gaz à effet de serre le plus faible des pays sous revue, selon l'étude, qui souligne que le réchauffement climatique est particulièrement néfaste pour les pays pauvres.

Les pays du G7 se classent moins bien: le Canada est 11e, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France se partagent la 12e place, tandis que les Etats-Unis et l'Italie sont respectivement 17e et 18e. En queue de classement, on retrouve la Suisse (20e), devant le Japon et la Corée du Sud.

Article Original: http://www.romandie.com/infos/news2/091022164830.yzgeqtoe.asp

The Final Solution : la réponse danoise à Martyrs ?

Il n'y a pas que les Norvégiens qui savent faire des films d'horreur en Scandinavie ! Le Danemark s'apprête à contre-attaquer avec The Final Solution, un slasher qui s'annonce particulièrement sanglant. A ce titre, certains scénaristes n'hésitent pas à utiliser des sujets graves pour alimenter le genre : défini comme un "slasher" par le producteur Morten Andreas Olsen, The Final Solution se penchera sur la question des camps d'extermination nazis - l'histoire serait tirée de faits réels. La film marque les débuts derrière la caméra de Martin Bech, dont l'activité principale était jusqu'à présent de créer des effets spéciaux (on lui doit ceux du segment Mental Distorsion de The Horror Vault).



Voici le synopsis de The Final Solution, traduit d'après la page Facebook du film :
Durant la Seconde Guerre Mondiale, dans un Danemark occupé par les Nazis, des pêcheurs locaux aident des Juifs à fuir vers la Suède. Le voyage étant très coûteux, la famille Landau est contrainte de laisser derrière elle la plus jeune de ses filles, Emma, cachée chez des amis de sa mère, dans l'attente d'une opportunité de rejoindre sa famille.
Mais les Nazis s'avèrent avoir connaissance de ces évasions et emploient eux-mêmes des pêcheurs pour emmener les Juifs dans un camp d'extermination situé au fin fond de la Suède, au coeur d'une forêt sombre. C'est ce qui arrive à la famille d'Emma. Au fil des années, Emma assiste à la défaite des Nazis et perd les amis de sa mère qui l'hébergeaient. Des années plus tard, elle décide de se rendre avec des amis en Suède pour retrouver la trace de sa famille dont elle n'a plus jamais eu de nouvelles. Ce qu'elle va découvrir dépasse l'imagination.

Au vu des premières images, on ne pourra s'empêcher de penser que le film tente de reproduire une tension similaire à celle de Martyrs de Pascal Laugier. Il faudra bien entendu attendre d'en savoir plus pour se prononcer. Le film arrivera sur les écrans danois courant 2010.

Article Original: http://www.filmsactu.com/preview-cinema-the-final-solution-la-reponse-danoise-a-martyrs-7878.htm

Le beurre danois de retour au Moyen-Orient

Après avoir subi un boycott radical dans plusieurs pays musulmans à la suite de "l'affaire des caricatures de Mahomet", les produits laitiers danois ont retrouvé, voire dépassé, leurs niveaux de vente "d'avant" dans la plupart de ces pays.

On se rappelle que la publication de 12 caricatures du prophète Mahomet dans le quotidien Jyllands-Posten, en septembre 2005, avait, entre autres, rendus indésirables au Moyen-Orient les produits fabriqués par Arla, le plus grand laitier danois. A l'époque, l'entreprise avait dû licencier 300 personnes en Arabie Saoudite.

Désormais, dans des pays comme le Koweït, le Liban et les Emirats arabes unis, les ventes croissent d'au moins 10 % par an et sont supérieures de 30 % à ce qu'elles étaient avant la crise. Un taux qui s'explique par le fait qu'Arla avait procédé à des rachats d'entreprises dans ces pays juste avant que ne se déclenche l'affaire des caricatures, dont elle profite aujourd'hui seulement. Seule l'Arabie Saoudite - auparavant le marché le plus important dans la région - boycotte toujours les produits danois, explique Finn S. Hansen, responsable des activités au Moyen-Orient. "L'opposition est particulièrement forte dans certaines parties du pays, où nos produits sont considérés avec autant de dédain que le porc et l'alcool", explique-t-il.

Article Original: http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/20/le-beurre-danois-de-retour-au-moyen-orient

Le livre controversé bat des records de vente

Jæger – I krig med eliten [Chasseur – En guerre avec les troupes d’élite], l’ouvrage écrit par l’ancien soldat d’élite Thomas Rathsack, fait un tabac dans les librairies danoises : il s’en est déjà vendu 30 000 – un record quasi absolu, que salue Jyllands-Posten. Dans ce petit pays, 10 000 exemplaires constituent déjà un grand succès. En outre, le quotidien Politiken avait déjà publié l’intégralité de l’ouvrage dans ses colonnes.

On se rappelle que ce livre – un témoignage qui détaille les opérations des commandos danois en Afghanistan et en Irak – a fait l’objet de sombres manœuvres de la part du ministère de la Défense. En cherchant à interdire sa publication puis en organisant une piteuse manigance pour faire croire qu’il avait été traduit en arabe, donc qu’Al-Qaida allait s’en servir contre les forces danoises dans ces pays, le ministère a finalement beaucoup contribué au succès du livre. Les droits ont été vendus à la Norvège, à la Suède, à la Finlande et à la Bulgarie. Merci qui ?

Article original: http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/21/le-livre-controverse-bat-des-records-de-vente

Le Danemark dit oui au gazoduc Nord-Stream

e gazoduc Nord-Stream, qui doit relier la Russie à l'Allemagne en passant sous la mer Baltique, a été accepté le 20 octobre par le Danemark. D'une longueur de 1 223 kilomètres, le projet, auquel participe notamment le gazier russe Gazprom, doit encore obtenir un permis de construction formel de la part des gouvernements russe, allemand, finlandais et suédois. Le processus de consultation, qui dure depuis quatre ans, devrait s'achever d'ici à la fin 2009. Les Etats baltes sont parmi les plus réfractaires au projet.

Article Original: http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/21/le-danemark-dit-oui-au-gazoduc-nord-stream

dimanche 4 octobre 2009

Millenium 2 cartonne en Suède, au Danemark, en Norvège et en Finlande

Le film tiré du deuxième volet de la trilogie culte Millenium a été présenté en avant-première mondiale vendredi en Scandinavie. "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" sort simultanément dans 450 salles au Danemark, en Norvège, en Finlande et sur ses terres natales en Suède. Les premières critiques sont mitigées mais les salles déjà pleines.



La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette retrace la traque de l'héroïne, Lisbeth Salander (interprétée par l'actrice suédoise Noomi Rapace), une pirate informatique tourmentée, surdouée et rebelle poursuivie pour un triple meurtre. Son ami, le journaliste d'investigation Mikael Blomkvist (joué par le suédois Michael Nyqvist), tente de la disculper.

Le film doit sortir le 25 septembre en Italie et le 3 octobre en Espagne. Pas de date arrêtée en France. Le premier film de la trilogie, "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", a déjà rapporté près de 55 millions d'euros au box-office avec plus de 6,4 millions d'entrées en Europe. Devant son succès, les producteurs avaient finalement décidé de sortir l'intégralité de la trilogie au cinéma.

Article Original: http://www.zoom-cinema.fr/news/2009/9/21/millenium-2-cartonne-en-suede-au-danemark-en-norvege-et-en-finlande/1692/

Il y a 20 ans, au Danemark, le mariage pour les homos: Ivan Ebbe Larsen épousait Ove Carlsen

Il y a 20 ans, Ivan Ebbe Larsen et Ove Carlsen, ainsi que 10 autres couples homosexuels, se mariaient à la mairie de Copenhague. Une première mondiale. Aujourd’hui ils reviennent sur cet événement, racontent l’importance de ce mariage et expliquent pourquoi il reste encore du chemin à faire.

Le 1er octobre 1989, vous devenez le deuxième couple homo au monde à vous marier légalement, juste après Axel et Eigil Axgil. Quel souvenir en gardez-vous?

Ivan: C’était une belle expérience. On avait clairement le sentiment qu’il s’agissait d’un moment historique. Je me souviens surtout de la semaine qui a précédé le mariage. Les autorités ont mis du temps à régler la paperasse. Alors, quand nous avons enfin eu tous les papiers, c’était libérateur. Cela faisait tellement longtemps que nous nous battions…
Ove: Le jour du mariage, voir tout ce monde assemblé sur la place de la mairie, voir la joie des autres pour nous, c’était formidable. On avait eu le droit de faire entrer 25 invités dans la salle de la mairie, mais finalement, il n’y avait de place que pour cinq d’entre eux. Puis, il y avait l’impressionnante présence des médias internationaux. Déjà avant le mariage, on a accueilli trois chaînes de télé à la maison. Ivan: On a fait la Une des journaux du monde entier, mais au Danemark, cela a été annoncé sur un bandeau déroulant en fin de journal télévisé. Comme quoi, malgré les réactions négatives de ceux qui avaient peur que le Danemark devienne “un aimant à homos”, l’événement était considéré comme normal ici.

Pourquoi se marier?

Ivan: Il est important de pouvoir se dire “oui” une fois pour toutes. D’avoir un “oui” pilier contre lequel on peut s’appuyer.
Ove: On aurait vécu ensemble même sans le mariage, mais le fait d’être mariés renforce également le soutien de l’entourage pour le couple. L’aspect juridique du mariage est important, mais l’aspect psychologique l’est encore plus.

Des 11 couples qui se sont mariés ce jour-là, il reste vous et un autre couple…

Ivan: Eigil Axgil, du premier couple à se marier, est décédé il y a plusieurs années… Nous voyons régulièrement son mari Axel, qui a aujourd’hui 94 ans. Nous sommes d’ailleurs ses exécuteurs testamentaires.
Ove: Et non, le divorce n’est pas la raison principale de la disparition des autres couples. Le sida a fait beaucoup de victimes…

Le fait d’avoir ainsi écrit l’Histoire n’a pas mis une pression supplémentaire sur votre couple?

Ivan: Au contraire, avoir joué un rôle de modèle dès le départ nous a rendus encore plus forts.

Comment expliquer que si peu de couples se soient mariés ce jour-là et, en plus, aucun couple lesbien?

Ivan: Beaucoup ont décidé d’attendre quelques jours pour éviter justement toute l’attention médiatique. Quant aux couples lesbiens, il y en avait un mais qui s’est retiré à la dernière minute.
Ove: La loi du partenariat enregistré était considérée comme étant patriarcale…
Ivan: Les lesbiennes n’avaient pas vraiment pris part à la discussion autour du mariage. À l’époque, elles pensaient que cette institution était discriminatoire envers les femmes. En cas de mariage par exemple, deux lesbiennes auraient des retraites moins importantes.

L’expression est lâchée: “partenariat enregistré”. On ne dit toujours pas “mariage”?

Ivan: Il est vrai que c’est un terme énervant – on dirait une entreprise. Mais bon, c’est de notre faute. À l’époque où nous nous battions pour obtenir le droit de nous marier, c’est le terme qui était utilisé.
Ove: Cela ne change rien. Nous parlons l’un de l’autre comme notre “mari ” et non comme notre ”partenaire”. Vous avez créé récemment un espace réservé à la communauté gay dans une cimetière à Copenhague. Pourquoi?
Ivan: Cela a été beaucoup critiqué car vu comme une façon de nous marginaliser. Mais l’objectif, c’est de pouvoir être ensemble dans la mort comme nous le sommes dans la vie.
Ove: Nous voyons ça comme une sépulture familiale.

Le Danemark est l’un des rares pays à permettre l’adoption d’enfants – danois et étrangers – par les couples homosexuels. Mais le mariage à l’église reste inaccessible. Cela doit vous sembler étrange, d’autant plus qu’Ivan est pasteur…

Ivan: La situation est évidemment grotesque. Cela fait plus de 30 ans que je marie des gens à l’église, mais je ne peux pas me marier moi-même. Sur ce point-là, le Danemark a pris du retard. La grande majorité de la population danoise se dit favorable au mariage des couples homosexuels à l’église, mais il faudra sans doute attendre un changement de gouvernement pour que cela devienne une possibilité.

En revanche, la bénédiction des homosexuels à l’église est possible…

Ivan: Oui, et je bénissais des couples à l’église avant que le mariage civil soit légalisé.
Ove: Nous, nous ne l’avons pas fait. Nous pensons que nous sommes déjà bénis! Mais nous nous marierons sans doute à l’église un jour.

Ivan, tu es pasteur d’une large paroisse à Copenhague. Être pasteur et homosexuel n’a jamais posé de problème?

Ivan: Cela n’a pas été sans heurts. Il y en a encore qui ne veulent pas me fréquenter en tant que pasteur. Mais franchement, cela ne me touche pas.

Ove, tu es fils de pasteur et étais marié à une femme. Comment ta famille a-t-elle réagi quand tu t’es remarié?

Ove: Elle n’était pas très enthousiaste au départ. Mes parents aimaient beaucoup mon ex-femme et avait peur de moins voir leurs petits-enfants après. Mais en fait, il n’y a pas eu de problème. Nous avons de bons rapports avec elle et son nouveau mari comme avec les enfants. Nous nous fréquentons et je vois même mon ex belle-famille sans mon ex-femme…

Comment vous êtes-vous rencontrés?

Ivan: Dans un bar gay…
Ove: J’avais l’impression de déjà le connaître parce qu’il avait une émission à la radio et je l’écoutais toutes les semaines depuis un an…

Qui a fait la demande en mariage?

Ivan: Aucun de nous. C’était une évidence.
Ove: Quand j’ai rencontré Ivan, j’étais sûr que je voulais passer le restant de ma vie avec lui. Je pensais encore de façon très hétérosexuelle. Lui m’a répondu qu’il ne pouvait rien garantir! Au début, je vivais encore avec ma femme. Elle avait l’étage supérieur, moi celui d’en dessous. Une semaine sur deux, quand je n’avais pas les enfants, Ivan venait chez moi, mais pas assez à mon goût. Alors, un jour je suis allé chez lui pour l’engueuler. Il est revenu avec des fleurs et on a emménagé ensemble. Je vois un peu ça comme la demande au mariage…

Comment allez-vous fêter vos 20 ans de mariage?

Ove: Le jour-même, nous allons déjeuner avec les témoins de notre mariage, Aksel et Bruno. Puis on a prévu trois fêtes. Avec une centaine d’invités, il a fallu prévoir de faire cela en plusieurs fois!

Article Original: http://www.yagg.com/2009/10/01/il-y-a-20-ans-au-danemark-ivan-ebbe-larsen-epousait-ove-carlsen/

Danemark : l‘écovillage de Hjortshoj

Les 250 résidents de l’ecovillage de Hjortshoj, au Danemark, ont un seul but : trouver un mode de vie durable. Fondé au debut des années 90 près d’Aarhus, et organisé en groupes d’habitations, l’ecovillage suit l‘évolution des techniques de construction, et de production et d‘économie d‘énergie avec une bonne dose d’inventivité.

Pierre Lecuelle, membre fondateur :

“Dans les années 80 on se concentrait beaucoup sur les matériaux de construction, maintenant c’est plus tous ce qui est en rapport avec les consommations d‘énérgie. Donc on voit que les derniers groupes ont leur point de fixation sur la consommation d‘énergie plus que sur les matériaux. Ca permet justement à des gens de s’intégrer dans le village avec leur rêve, leur utopie, leurs besoins aussi et de trouver leur place dans cet ecovillage”.

Deux nouveaux groupes d’habitations sont en construction pour un total d’une trentaine de nouveaux résidents. C’est là qu’on trouve la première maison passive: tout est écologique, de l’isolation en laine de bois (jusqu‘à 60 centimètres d‘épaisseur !) aux peintures. Quatre cent mille euros d’investissement pour réduire la consommation et les dépenses d‘énergie:

Ronni Laursen, resident :

“Nous devons d’abord essayer la maison pour voir si elle va être passive. Pour l’instant elle consomme 28 kwh par mètre carré et il faudra descendre à 15 kwh par mètre carré”.

Une forêt de saules utilise l’urine d’une vingtaine de maisons comme engrais et, coupée tous les trois ans, se transforme en plaquettes de bois pour la chaufferie du village, qui bientôt produira aussi de l‘éléctricité en cogénération. Les materiaux naturels ne sont pas la seule bonne idée. L’eau de pluie est recupérée et utilisée dans les blanchisseries communes.

John Gaggie, resident :

“Il ne s’agit pas uniquement d’idéologie, on économise aussi de l’argent en étant écologique. Nous ne sommes pas des martyrs de l‘écologie, nous aimons vivre ici et c’est très économique”.

La maison de Pierre a réduit ses besoins en chauffage de 30 à 50% par rapport aux habitations standard. Les astuces et le choix des matériaux, comme la terre extraite pendant la construction des fondations il y a presque 20 ans, fait qu’elle ne consomme plus que 70 kwh par mètre carré par an, contre les 130 d’une maison classique.

Pierre Lecuelle :

“Le premier principe c’est d’isoler encore plus. On a 30 centimères d’isolation, 35 sur le toit, 20 sur les murs. Il y a l’utilisation de la chaleur passive, c’est à dire tout ce qui vient du soleil doit être utilisé, nous avons des murs “Trombe” qui permettent à l’air frais d‘être pre-chauffé avant d‘être insufflé dans la maison. En été nous chauffons l’eau chaude uniquement avec les capteurs solaires”.

Hjortshoj n’est pas seulement un ensemble de maisons écologiques, mais aussi un lieu de vie collective ou chacun est libre d’apporter ses compétences dans le respect de l’environnement. Une quarantaine de groupes de travail prennent soin du verger biodynamique commun, des vaches, des poules.

A Hjortshoj tout le monde participe à la mise en place d’un système durable qui n’est pas uniquement reservé à une élite. Le choix de construction, en locatif, en privé, où en HLM, a depuis le debut, ouvert le village à tous les groupes sociaux.

Article original: http://fr.euronews.net/2009/09/08/danemark-l-ecovillage-de-hjortshoj/

Danemark: le parti conservateur au pouvoir renonce à interdire la burka

Le parti conservateur danois au pouvoir a renoncé jeudi à faire interdire la burka au Danemark, après que le ministre de la Justice, conservateur également, eut jugé une telle interdiction problématique sur le plan juridique.

Le ministre Brian Mikkelsen a fait savoir que le principe d'interdiction de la burka soulevait "des questions essentielles par rapport à la Convention européenne des droits de l'Homme et à la Constitution, selon les juristes du ministère de la Justice".

"Il est clair que ni moi-même en tant que ministre de la Justice ni un parti comme le parti conservateur, ne pouvons rallier un projet qui soulève de telles questions juridiques", souligne-t-il dans un communiqué, laissant entendre qu'une telle interdiction pourrait violer les droits de l'Homme et la Constitution danoise.

En revanche, le ministre a rappelé qu'un groupe de travail, mis sur pied par la coalition libérale-conservatrice, était en train d'étudier "d'autres moyens (que l'interdiction) de lutter contre la propagation de la burka" dans l'espace public.

"La burka représente un point de vue de la femme qui n'a pas sa place au Danemark selon le gouvernement", affirme-t-il dans le communiqué de jeudi.

La proposition d'interdire la burka, ardemment soutenue par le Parti du peuple danois (extrême droite), soutien essentiel du gouvernement, a suscité une vive controverse sur la scène politique et dans l'opinion publique.

A l'origine de ce projet, qui n'est jamais arrivé jusqu'au Parlement, le député d'origine syrienne Naser Khader qui a défendu bec et ongles sa proposition la semaine dernière lors de la réunion annuelle de son parti.

"La burka est le symbole de la répression des hommes qui veulent contrôler à 100% les femmes", avait-il souligné, se demandant "pourquoi ce ne sont pas les hommes qui doivent se couvrir avec un bandeau sur les yeux".

Article Original: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i1rxqbIlpNmSkdqI3Aco3tKv1utw

Grippe : le Danemark va vacciner 1,1 million de personnes contre le H1N1

Les autorités sanitaires danoises ont recommandé mardi de vacciner quelque 1,1 million de personnes contre la grippe A (H1N1), en premier les personnes à risques à partir de 3 ans, souffrant de maladies chroniques, a annoncé la Direction de la santé publique.

Celle-ci a également recommandé de vacciner les Danois occupant des fonctions essentielles dans les rouages de la société comme les médecins, le personnel hospitalier, et les personnes dans des postes-clés dans divers ministères ainsi que dans les organismes de radio-télévision nationale.

La campagne de vaccination, qui concerne un cinquième de la population du Danemark, devrait débuter début novembre, selon un communiqué des autorités sanitaires.

L'Etat danois a acheté 3,1 millions de doses de vaccin H1N1 pour traiter à titre préventif à raison de deux vaccins par personnes environ 1,5 million d'individus.

Un seul danois est mort en Norvège de la grippe H1N1, qui a touché à ce jour environ 600 personnes dans le royaume scandinave (environ 5,6 millions d'habitants).

Article Original: http://www.romandie.com/infos/news2/090929122120.nlm8cjfm.asp

Odense, terre d'accueil

Odense, la troisième ville du Danemark, s'est autoproclamée "ville libre", rapporte le quotidien chrétien danois Kristeligt Dagblad, c’est-à-dire qu’elle a décidé d'accueillir les auteurs étrangers menacés en raison de leurs écrits. Un auteur peut donc venir s'y installer pendant un ou deux ans, avec un soutien financier de la municipalité.

Le principe des "villes libres" a été établi en 2008 par l’ancien ministre de la Culture - et actuel ministre de la Justice - Brian Mikkelsen (Det Konsevative Folkeparti, Parti conservateur du peuple). Mais, comme il revient aux communes de payer les frais liés au séjour des auteurs, aucune ville n'avait jusqu'alors franchi le pas. Odense a voté un modeste budget annuel de 67 000 euros pour cette intitiative. Selon l'adjoint au maire Alex Ahrendtsen (Dansk Folkeparti, Parti du peuple, extrême droite) il s'agit d’"un petit investissement pour la commune, mais [d'] un grand investissement pour la liberté d’expression". Et sans doute d'un bon coup de pub pour la commune.


Article Original: http://www.courrierinternational.com/breve/2009/09/23/odense-terre-d-accueil

Au Danemark, la presse doit défendre sa liberté

Politiken, l'un des principaux quotidien danois a publié, le 16 septembre 2009, en supplément gratuit l'intégralité du livre de Thomas Rathsack, Jæger - i krig med eliten (Chasseur - en guerre avec l'élite). Cet ouvrage constitue le témoignage d'un ancien soldat danois qui a participé à des opérations sensibles menées par les troupes d'élite du contingent de la Couronne en Afghanistan. Le livre devait initialement sortir le 24 septembre chez l'éditeur People's Press, mais le ministère de la Défense avait demandé aux tribunaux son interdiction, estimant qu'il révélait des secrets d'Etat susceptibles de mettre en danger la vie des soldats danois. Suite à sa diffusion par Politiken et sur Internet, le tribunal des référés de Copenhague a finalement autorisé la publication du livre le 21 septembre.

L'affaire n'a pas fait grand bruit dans les médias européens, mais elle soulève à nouveau la question du rapport de la presse au secret défense. Le concept sert encore aujourd'hui à justifier l'emprisonnement de bon nombre de journalistes dans des Etats peu respectueux de la liberté de la presse. Mais comme l'affaire danoise nous le rappelle, le secret défense reste également efficace au sein des régimes démocratiques trouvant un écho dans la lutte antiterroriste, certes légitime, mais qui justifie aujourd'hui le classement toujours très rapide d'un ensemble d'informations relevant directement de l'intérêt public.

Invoquant cette même lutte antiterroriste, l'Union européenne a fait accepter à ses citoyens, et à la presse tout particulièrement, des restrictions de plus en plus draconiennes à la liberté d'informer. La liste des sujets dits sensibles ne cesse de s'alonger. La résistance des médias est heureusement encore active. Mais n'est-elle pas en passe devenir de plus en plus minoritaire lorsque la quasi-totalité des quotidiens danois se conforme à l'injonction d'une armée qui tente d'imposer la maîtrise de sa communication?

Prétendre, comme l'a fait l'armée danoise, que les informations parues dans le livre mettraient en danger la vie des soldats relève en grande partie de l'hypocrisie. Le taux d'alphabétisation en Afghanistan est en chute libre, et le danois, langue dans laquelle est paru l'ouvrage, reste une langue encore peu usitée par les taliban et les milices combattues par les unités de l'OTAN, qui elles n'ont pas besoin de l'ouvrage de Thomas Rathsack pour mener les opérations militaires en Afghanistan sans garantie d'y installer une paix durable.

Reste donc que l'armée danoise, et l'OTAN avec elle, voient d'un mauvais œil un témoignage qui pourrait nourrir les débats ouverts dans plusieurs Etats membres de l'Union européenne sur la présence de contingents nationaux en Afghanistan. Or dans le cadre de ce débat, il apparait tout à fait opportun de laisser à ceux qui ont vécu le conflit de près la possibilité de décrire leur expérience et d'entendre leurs points de vue.

On peut probablement adhérer à l'idée qu'au nom de la défense du territoire, certaines informations ne puissent être communiquées qu'à un cercle restreint de décideurs. Mais si les informations classées secret défense le sont réellement, il appartient aux autorités de garantir leur confidentialité. Dans la plupart des cas, et dans ce domaine plus particulièrement, la presse reçoit des informations sans pour autant les solliciter. Elle n'a alors aucune obligation d'en conserver la confidentialité. Ce choix doit être fait librement et ne peut en aucun cas faire l'objet d'une pression aussi évidente de la part des autorités.

Comment, dès lors, expliquer que la presse danoise, pourtant connue pour sa liberté de ton et son indépendance, ne se soit pas plus intéressée au témoignage de Thomas Rathsack et qu'elle se soit si facilement conformée à la tentative de censure de l'armée? La publication des caricatures de Mahomet n'était elle pas tout aussi «risquée» pour les troupes et pour les ressortissants danois à l'étranger? Que faut-il voir dans ce curieux conformisme? La simple marque d'un patriotisme librement consenti mais toujours discutable ou un soutien indirect, mais prononcé, au nouveau secrétaire de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ancien Premier ministre danois, qu'on souhaite ne pas trop embarrasser dans ses nouvelles fonctions?

Comme le confiait Toger Seidenfaden, rédacteur en chef de Politiken à Reporters sans frontières, le livre de Thomas Rathsack est le premier ouvrage à décrire le rôle des forces spéciales en Afghanistan et en Irak, et à s'interroger sur les modalités de certaines opérations ainsi que sur le transfert de prisonniers à l'armée américaine par des soldats danois. Autant de questions concrètes qui justifient un débat public.

C'est heureusement ce raisonnement qui a conduit la justice danoise à autoriser la publication du livre. Cohérente avec les principes qui garantissent la liberté d'expression et d'information, la justice sauve logiquement et heureusement cette liberté-là. Un rôle que Politiken et People's Press n'auraient pas dû assumer seuls, en faisant - un comble !, l'objet de critiques et de condamnations de la part de leurs confrères curieusement très suivistes.

L'armée est au service des peuples. La presse également. Espérons qu'au Danemark comme ailleurs, elle veille à ne pas se tromper de sacerdoce ou de maîtres.

Article Original: http://www.slate.fr/story/10809/au-danemark-la-presse-sait-defendre-sa-liberte-reporters-sans-frontieres

Un livre qui fait couler beaucoup d'encre

Ce qui était "seulement" une affaire commence à ressembler à une pièce de théâtre absurde. Pour mémoire, le ministère de la Défense danois a fait ce qu’il pouvait pour empêcher la sortie du livre Jaeger, i Krig med Eliten (Chasseur, en guerre avec les troupes d’élite) dans lequel un ancien soldat, Thomas Rathsack, raconte les opérations des commandos danois auxquelles il a participé en Irak et Afghanistan. Le ministère la Défense a notamment écrit aux directeurs de plusieurs grands quotidiens pour leur enjoindre de ne rien publier sur le sujet, arguant que ce livre donnait trop de détails sur les opérations des commandos, détails qui pourraient être utilisés par les ennemis du Danemark.

Deuxième épisode : bravant les foudres du ministre, le quotidien Politiken publiait il y a quelques jours l'intégralité de l'ouvrage. Mais ce rebondissement vient d'être éclipsé par un troisième épisode nébuleux : une fausse version du livre traduit en arabe a été envoyée au tabloïd B.T. ; dans son édition du jour, B.T. dit avoir découvert que Jesper Britze, qui dirige un département de la Défense, serait l'auteur de cet envoi. Après avoir nié que la (fausse) version arabe de l'ouvrage ait été fabriquée par son ministère, Søren Gade, le ministre de la Défense, a finalement accepté de venir s'en expliquer devant la presse – ce 1er octobre en fin d'après-midi. Affaire à suivre, comme on dit !

Article Original: http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/01/un-livre-qui-fait-couler-beaucoup-d-encre


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